25 mars 2026

5 choses à savoir sur Daniel Day-Lewis, star du film Anemone

Alors qu’il est l’affiche du long-métrage Anemone – Les racines du mensonge, co-écrit avec son fils, Ronan Day-Lewis, également réalisateur du film, Numéro revient sur cinq anecdotes qui ont marqué la vie et la carrière de l’immense acteur britannico-irlandais Daniel Day-Lewis.

  • par Marthe Rousseau.

  • Publié le 6 septembre 2020. Modifié le 25 mars 2026.

    La bande-annonce de Anemone – Les racines du mensonge (2026).

    Daniel Day-Lewis à l’affiche d’Anemone – Les racines du mensonge

    Après près de huit années passées loin des plateaux de tournage, l’acteur Daniel Day-Lewis fait son grand retour avec Anemone – Les racines du mensonge, un film sombre réalisé par son fils, Ronan Day-Lewis. À travers ce long métrage, qu’ils ont co-écrit, ils explorent les liens filiaux ainsi que les héritages troubles et intimes transmis de génération en génération.

    ​Un acteur aux multiples Oscars

    Daniel Day-Lewis est le seul acteur à avoir reçu trois Oscars dans la catégorie meilleur acteur. Un record d’autant plus remarquable que ce dernier n’est pas connu pour être parmi les plus prolifiques : on dénombre seulement une vingtaine films en une quarante d’années de carrière. 

    Récompensé pour ses performances dans My Left Foot (1989), There Will Be Blood (2007) et Lincoln (2012), Daniel Day-Lewis fait l’unanimité au sein de l’industrie, qui salue son exigence extrême et ses rôles complexes, qu’il aborde avec une rigueur et un engagement rares.

    La bande-annonce de The Boxer (1997).

    Une passion méconnue pour la sculpture sur bois

    Outre son métier d’acteur, Daniel Day-Lewis entretient une passion cachée : la sculpture sur bois. Avant d’intégrer les cours de théâtre du Bristol Old Vic et de lancer sa carrière d’acteur, il tente de s’inscrire en apprentissage pour devenir ébéniste mais il voit sa demande refusée. Déçu, ce n’est que des années plus tard que Daniel Day-Lewis revient à cet artisanat qui lui est cher et auquel il s’adonne après le tournage de The Boxer (1997) – juste avant de se former au métier de cordonnier à Florence, dans l’atelier d’un maître bottier.  

    La bande-annonce de Phantom Thread (2017).

    Il a appris le tchèque et la couture

    Dans L’Insoutenable légèreté de l’être (1987), réalisé par Philip Kaufman, Daniel Day-Lewis campe Tomas, un neurochirurgien pragois qui tombe amoureux de Tereza, incarnée par Juliette Binoche. Pour ce rôle, l’acteur apprend le tchèque, alors même que le tournage se déroule en anglais, afin d’en maîtriser l’accent à la perfection et de se fondre un peu plus dans son personnage.

    Même rengaine 30 ans plus tard pour le sublime Phantom Thread (2017) de Paul Thomas Anderson, où il incarne un grand couturier fictif, Reynolds Woodcock, dans le Londres des années 1950. Pour préparer ce rôle, il apprend à confectionner le vêtement sous la direction de Marc Happel, directeur du département costumes du New York City Ballet. Poussant l’immersion très loin, il ira aussi jusqu’à créer une robe pour sa femme, Rebecca Miller.

    Sa rencontre décisive avec Isabelle Adjani

    De 1989 à 1995, Daniel Day-Lewis vit une histoire d’amour passionnelle avec Isabelle Adjani, avec qui il a un fils, Gabriel-Kane Day-Lewis, aujourd’hui musicien et mannequin, notamment pour Zadig & Voltaire et Paco Rabanne. Alors que les amants se rencontrent après la première anglaise de Camille Claudel (1988), film dans lequel l’actrice interprète la célèbre sculptrice, ils forment rapidement un couple mythique, largement médiatisé et décrit comme tumultueux. Longtemps après leur séparation Isabelle Adjani avouera avoir fait une longue dépression suite à la rupture.

    La bande-annonce de My Left Foot (1989).

    Un acteur impliqué à l’extrême dans ses rôles

    Même lorsque le réalisateur crie “Coupez !”, Daniel Day-Lewis continue d’habiter ses personnages. En témoigne son rôle d’artiste paraplégique dans My Left Foot (1989), pour lequel il refuse de se lever de son fauteuil pendant toute la durée du tournage et va jusqu’à demander à être nourri à la petite cuillère.

    Autre exemple édifiant dans Le Dernier des Mohicans (1992), où l’acteur met son corps à rude épreuve et apprend à chasser ainsi qu’à dépecer des animaux afin de coller au plus près de son personnage.

    Enfin, dans Le Temps de l’innocence (1993) de Martin Scorsese, Daniel Day-Lewis incarne un aristocrate qui se retire de la haute société new-yorkaise dans les années 1870. Avant le début du tournage, l’acteur s’isole dans un hôtel à l’architecture très 19e siècle, proche de l’univers du film, et va jusqu’à réserver sa chambre sous le nom de son personnage : Newland Archer. 

    Anemone – Les racines du mensonge de Ronan Day-Lewis, au cinéma le 25 mars 2026.