8
8
Kim Kardashian, Jayne Mansfield… 5 (bons) documentaires à regarder cet été
Mode, pop culture, cinéma… La chaîne franco-allemande Arte regorge de documentaires sur des sujets passionnants, souvent traités avec rigueur et style. Tout comme les plateformes de streaming, de Netflix à Max. Numéro a retenu trois d’entre eux, qui reviennent sur les existences palpitantes de la star américaine Jayne Mansfield, de la femme d’affaires Kim Kardashian et de la marque American Apparel.
par Violaine Schütz.
Publié le 8 juillet 2025. Modifié le 20 janvier 2026.
Un documentaire Arte intelligent sur Kim Kardashian, icône féministe
Pour de nombreuses personnes, Kim Kardashian est une personnalité superficielle qui influence surtout les gens dans leur façon de se maquiller et de s’habiller et qui incitent de nombreuses jeunes femmes à avoir recours à la chirurgie esthétique. Dans sa mise en scène narcissique d’elle-même sur les réseaux sociaux, elle dit beaucoup de l’époque, accro aux apparences. Mais dans le documentaire Arte Kim Kardashian Theory, les journalistes Nesrine Slaoui et Guillaume Erner proposent une tout autre vision de la star.
Pour eux, la femme d’affaires à la tête d’un empire et star de télé-réalité qui deviendra peut-être avocate (elle a fait des études de droit sur le tard) est une icône féministe qui a imposé ses formes au monde et a réussi à métamorphoser l’image que l’on avait d’elle, après la publication de sa sextape. Son influence s’étend en fait bien au-delà de la mode et de la beauté puisqu’elle a même été reçue à la Maison-Blanche.
Kim Kardashian Theory (2024) de Guillaume Erner et Nesrine Slaoui, disponible sur arte.tv jusqu’au 26 novembre 2026.
Un film sur la chute d’American Apparel sur Netflix
La marque de vêtements californienne American Apparel – relancée par la tendance indie sleaze – était très à la mode dans les années 2000 et 2010 jusqu’à la chute de son fondateur, le colérique Dov Charney. Ce dernier a été accusé d’agressions sexuelles et a finalement été renvoyé en 2014. Un documentaire Netflix édifiant, Chaos d’anthologie : Sur l’autel d’American Apparel, revient sur les déboires de cet ancien label branché qui a misé à fond sur le sexe pour vendre des vêtements streetwear qui n’avaient, en fait, rien d’exceptionnel.
Par ailleurs, ce film fait partie d’une série de documentaires Netflix, Chaos d’anthologie, qui revient sur de nombreux scandales et catastrophes. Parmi eux, le festival Woodstock 99 ou encore une croisière cauchemardesque qui a eu lieu en 2013 au large du Mexique.
Chaos d’anthologie : Sur l’autel d’American Apparel (2025) de Sally Griffiths, disponible sur Netflix.

Un documentaire passionnant sur le groupe de rock culte Fleetwood Mac sur Arte
Il y a quelques mois, le monde se passionnait pour la série Daisy Jones and The Six avec Riley Keough, racontant l’histoire d’un groupe fictif marqué par une histoire d’amour compliquée. Mais ce que de nombreux spectateurs ne savaient pas, c’est que cette formation était très inspirée d’une troupe réelle : le quintet culte Fleetwood Mac. Emmené par la charismatique Stevie Nicks, icône musicale autant qu’icône de mode, le groupe a été pendant synonyme durant quarante ans de l’esthétique sexe, drogue et rock’n’roll. Tout en offrant au monde un grand nombre de tubes inusables, tels que Dreams, The Chain ou Everywhere.
Adulé par Harry Styles et Miley Cyrus, le groupe a connu une seconde vie, en 2020, quand un TikTokeur s’est filmé sur skateboard, en train de rider au son de Fleetwood Mac. La journaliste Sophie Rosemont revient aujourd’hui sur l’histoire d’amour compliquée entre les leaders Stevie Nicks et Lindsey Buckingham, le milieu machiste de l’époque (la musique dans les seventies) et les multiples vies d’une formation majeure du rock dans un documentaire passionnant diffusé ce mois-ci sur Arte.
Les mille et une vies musicales de Fleetwood Mac (2024) de Sophie Rosemont, disponible sur arte.tv jusqu’au 28 août 2026.
La vie de Jayne Mansfield retracée par sa fille, Mariska Hargitay
L’actrice, chanteuse et bimbo américaine Jayne Mansfield a eu une vie tragique, clôturée pas sa mort dans un accident de voiture à l’âge de 34 ans. Cette figure spectaculaire et émouvante – qui était censée remplacer Marilyn Monroe à Hollywood – avait déjà inspiré à l’écrivain Simon Liberati l’excellent livre Jayne Mansfield 1967. Mais c’est aujourd’hui sa fille, l’actrice Mariska Hargitay (New York, unité spéciale) qui rend hommage à sa mère.
Celle qui n’avait que trois ans lorsque sa mère est partie consacre à la star un beau docummentaire, My Mom Jayne, A Film, disponible sur Max après une présentation au Festival de Cannes. À travers des entretiens et des images d’archives inédites, elle part à la recherche de sa mère pour mieux la comprendre, abordant à la fois son intimité et son image publique de sex-symbol des années 50 et 60.
My Mom Jayne (2025) de Mariska Hargitay, disponible sur HBO Max.
Une ode à l’actrice iconique Jamie Lee Curtis
Nepo baby (elle est la fille des acteurs Janet Leigh et Tony Curtis), scream queen originelle et actrice oscarisée sur le tard, Jamie Lee Curtis s’est imposée comme une star aussi géniale qu’atypique. D’abord complexée par son visage (qu’elle juge bizarre) et ses dents imparfaites, elle se forge un corps de gymnaste et excelle dans le registre de l’horreur (Halloween : La Nuit des masques en 1978) comme dans les films d’action (True Lies) et dans les comédies (Un fauteuil pour deux, Freaky Friday).
La comédienne abonnée aux rôles de femmes fortes s’est aussi révélée être une héroïne dans la vraie vie par ses prises de parole sans filtre. Elle a notamment avoué avoir été accro à un antidouleur prescrit à la suite d’une opération de chirurgie esthétique. Star à part à Hollywood, elle confiait récemment avoir préféré zapper l’after party de la dernière cérémonie des Oscars pour aller manger un burger dans une enseigne du fast-food In-N-Out.
Jamie Lee Curtis, un cri de liberté à Hollywood (2024) de Valérie Jourdan, disponible sur Arte Boutique.