10
Gilles Lellouche
Acteur puis réalisateur, Gilles Lellouche construit depuis les années 2000 une carrière solide dans le cinéma français. Entre succès en salles et reconnaissance critique, notamment avec Le Grand Bain et L’Amour ouf, il s’impose progressivement dans les grands festivals, dont Cannes, où ses films trouvent une visibilité croissante.

Les débuts de Gilles Lellouche
Né le 5 juillet 1972 à Savigny-sur-Orge, Gilles Lellouche s’inscrit dans le paysage du cinéma français à partir de la fin des années 1990. Il se forme au Cours Florent, une école qui a vu passer de nombreux acteurs français, puis débute derrière la caméra avec la réalisation de courts métrages et de clips. Cette première phase, moins visible, lui permet néanmoins de se familiariser avec les mécanismes de mise en scène et de production. Très rapidement, cependant, il s’oriente vers le jeu d’acteur, un choix qui structure durablement son parcours.
Au début des années 2000, il apparaît dans des rôles secondaires au cinéma et à la télévision. Progressivement, il gagne en visibilité grâce à des collaborations avec des réalisateurs installés. En 2006, sa participation à Ne le dis à personne marque un tournant. Le film rencontre un large succès et contribue à le faire connaître du grand public. À partir de cette période, il enchaîne les projets et s’impose progressivement comme un visage familier du cinéma français.
Une carrière d’acteur entre succès public et diversité des rôles
Au fil des années 2010, Gilles Lellouche construit une filmographie dense, caractérisée par une alternance entre comédies, drames et thrillers. En 2010, il apparaît dans Les Petits Mouchoirs, un film choral qui connaît un succès important en salles et renforce sa notoriété. Parallèlement, il joue dans des films plus tendus comme À bout portant la même année, confirmant sa capacité à évoluer dans des registres variés. Ensuite, il poursuit avec des projets qui consolident sa place dans le cinéma français. En 2013, il est à l’affiche de Gibraltar, puis en 2014 de L’Enquête. En 2017, il participe à Le Sens de la fête, qui rencontre un large public, tout en apparaissant dans des films plus intimistes. Cette période témoigne d’une stratégie de carrière équilibrée, entre productions populaires et projets plus exigeants.
Plus récemment, il se distingue dans BAC Nord en 2020, film qui connaît un fort succès en salles et relance l’intérêt pour les thrillers policiers français. En 2023, il joue dans Je verrai toujours vos visages, qui aborde des questions sociales contemporaines. Ainsi, depuis plus de quinze ans, Gilles Lellouche maintient une présence régulière à l’écran, avec une filmographie construite sur la durée.
Le passage à la réalisation

Parallèlement à sa carrière d’acteur, Gilles Lellouche développe un travail de réalisateur. Après plusieurs expériences dans le court métrage, il participe en 2012 à Les Infidèles, un film à sketches coréalisé avec plusieurs cinéastes. Ce projet marque son entrée dans le long-métrage, même s’il s’inscrit encore dans une logique collective.
Cependant, c’est en 2018 qu’il s’impose réellement comme réalisateur avec Le Grand Bain. Le film, centré sur une équipe masculine de natation synchronisée, rencontre un succès important, tant en termes d’entrées que de reconnaissance critique. Il obtient plusieurs nominations aux César en 2019, confirmant l’intérêt porté à son travail de mise en scène. Ce succès constitue une étape décisive, puisqu’il lui permet d’affirmer une identité derrière la caméra. En 2024, il poursuit cette trajectoire avec L’Amour ouf, un projet plus ambitieux, mêlant romance et fresque sociale. Le film connaît un succès significatif en salles et s’inscrit dans la continuité de son travail de réalisateur.
Cannes et reconnaissance dans les festivals

© Jerico Films – SND
Le Festival de Cannes joue un rôle important dans la visibilité de Gilles Lellouche en tant que réalisateur. En 2018, Le Grand Bain est présenté en sélection officielle hors compétition au Festival de Cannes, ce qui lui offre une exposition notable sur la Croisette. Par la suite, en 2024, L’Amour ouf est sélectionné en compétition officielle. Cette présence dans la sélection principale constitue une étape significative, puisqu’elle positionne Lellouche parmi les réalisateurs présentés dans l’une des vitrines les plus exposées du cinéma international. Cette évolution témoigne d’une progression dans son parcours, passant d’une reconnaissance nationale à une visibilité plus large.
En parallèle, il est régulièrement nommé aux César, aussi bien pour son travail d’acteur que de réalisateur. Ces distinctions viennent confirmer son statut dans le cinéma français contemporain. Ainsi, Cannes et les récompenses nationales participent à structurer sa reconnaissance institutionnelle.
Une carrière articulée autour de deux axes
Depuis ses débuts, Gilles Lellouche construit une carrière articulée autour de deux axes. D’un côté, son travail d’acteur, avec des films comme Les Petits Mouchoirs (2010), Le Sens de la fête (2017), BAC Nord (2020) et Je verrai toujours vos visages (2023). De l’autre, son activité de réalisateur, avec Les Infidèles (2012), Le Grand Bain (2018) et L’Amour ouf (2024).
En 2026, il poursuit cette dynamique avec Le Crime du troisième étage, nouveau projet qui s’inscrit dans la continuité de son travail d’acteur. La même année, il figure également au casting de La Vénus électrique, film d’ouverture du Festival de Cannes 2026, marquant ainsi une présence notable sur la Croisette. Cette double activité lui permet de maintenir une visibilité constante dans le cinéma français. Il alterne entre projets en tant qu’acteur et réalisations personnelles, ce qui contribue à la cohérence de son parcours. Par conséquent, il s’inscrit dans une continuité, avec des films identifiables et des dates clés réparties sur plus de deux décennies.