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11 paires de lunettes de soleil devenues cultes grâce au cinéma
Au fil des décennies, les lunettes de soleil ont écrit des chapitres essentiels du style à l’écran. Au-delà de leur fonction pratique, certaines montures sont même devenues des prolongements de personnages et, parfois, des icônes capables de traverser les générations. À l’approche du printemps, Numéro revient sur 11 modèles légendaires, immortalisés par des visages du grand écran…
par Nathan Merchadier.

Audrey Hepburn et sa monture Oliver Goldsmith dans le film Breakfast at Tiffany’s
Difficile de parler de lunettes iconiques sans commencer par la monture portée par l’actrice Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s (1961). Associée à une silhouette désormais gravée dans l’histoire de la mode (une robe noire Givenchy, un long fume-cigarette) la Britannique (qui fera bientôt l’objet d’un biopic par le réalisateur Abe Sylvia) arbore une paire de la marque Oliver Goldsmith dotée de verres en amande, qui contribue à faire de ce modèle un classique absolu.

Steve McQueen popularise les Persol 714 dans L’Affaire Thomas Crown
En 1968, dans L’Affaire Thomas Crown, film mythique entre polar et romance signé Norman Jewison, un certain Steve McQueen donne ses lettres de noblesse à la Persol 714. Reconnaissable à ses branches pliantes et à ses verres fumés, la monture accompagne à merveille le flegme solaire du “King of cool”. Fabriqué à la main en Italie, ce modèle incarne à lui seul une certaine idée du style masculin. À la fois décontracté et diablement intemporel.

Tom Cruise porte une paire de Ray-Ban Aviator dans Top Gun
C’est probablement l’une des paires de lunettes les plus célèbres de l’histoire du cinéma. Portées par Tom Cruise dans Top Gun (1986), ces Ray-Ban Aviators gold-metal aux verres foncés ont cristallisé l’image du pilote charismatique, rebelle et séducteur. Quarante ans après la sortie du film, leur design en goutte d’eau et leur monture ultra-fine continuent de fasciner les célébrités du monde entier. Et cela, bien au-delà du milieu du monde du septième art…

Jean Reno en lunettes rondes signées Jean Paul Gaultier dans Léon
Quelques années plus tard, Jean Reno surprend dans Léon (1994), avec une paire de lunettes rondes issue de la ligne Junior de Jean Paul Gaultier. Petites, presque disproportionnées sur ce colosse mutique, elles créent un contraste fort avec sa silhouette. Et participent pleinement à construire un personnage plus ambivalent qu’il n’y paraît.

Will Smith inoubliable avec ses Ray-Ban Predator 2 dans Men in Black
Si Men in Black (1997) est devenu culte immédiatement, c’est grâce à la prestation de ses acteurs Tommy Lee Jones et Will Smith. Mais aussi grâce aux looks tirés à quatre épingles de ces agents chargés de la régulation de l’immigration intergalactique. Associée à un costume noir impeccable, la paire de Ray-Ban Predator 2 séduit par sa monture ultra graphique. À la sortie du film, le phénomène dépasse largement l’écran, porté par une campagne marketing massive qui propulse les ventes à des millions d’exemplaires en quelques mois.

Johnny Depp en Ray-Ban Shooter dans Las Vegas Parano
Parmi les personnes loufoques qui peuplent la carrière de Johnny Depp, il y a Raoul Duke, du film Las Vegas Parano (1998) de Terry Gilliam. Dans cette comédie hallucinée, le journaliste qu’il incarne aux côtés de Benicio del Toro gagne en excentricité grâce à son style. Chemisette haiwaïenne, bob sur la tête et sur le nez, une paire de Ray-Ban Shooter.

Brad Pitt ose les Oliver Peoples 523 dans le film Fight Club
Dans la même veine, Brad Pitt choisit l’excès assumé dans Fight Club (1999). Il arbore ainsi, dans ce thriller psychologique, une paire de lunettes Oliver Peoples 523 à verres rouge sang. Son personnage inclassable de Tyler Durden ne fait pas dans la demi-mesure et ces lunettes provocantes sont là pour le rappeler.
Tom Cruise et sa paire d’Oakley X-Metal Romeo dans Mission Impossible 2
Une quinzaine d’années après avoir fait sensation dans Top Gun (1986), Tom Cruise revient à l’aube des années 2000 sous la direction de John Woo dans Mission : Impossible 2. Il y porte des Oakley X-Metal Romeo, une paire à l’architecture techno-futuriste. Des lunettes qui cristallisent pleinement l’esthétique Y2K de l’époque. Aujourd’hui, elles reviennent d’ailleurs sur le devant de la scène avec une nostalgie assumée. Et une certaine tendresse pour cet imaginaire du futur tel qu’on l’imaginait alors.

Ryan Gosling joue la sobriété avec des Selima Optique Money 2 dans le film Drive
Dans le cultissime Drive (2011), Ryan Gosling, incarne un cascadeur tranquille et anonyme qui change de visage dès que la nuit tombe. Tout au long de ce long-métrage haletant signé Nicolas Winding Refn, le conducteur mutique ne montre presque aucunes émotions. Il faut dire que son regard est souvent masqué par une paire de Selima Optique Money. On devine ainsi que derrière ses lunettes au design assez classique se cache la charge émotionnelle du personnage…

Daniel Craig élégant en lunettes Tom Ford Marko TF144 dans le film Skyfall
Dans Skyfall (2012), Daniel Craig incarne un James Bond plus élégant et vulnérable que jamais. Vissées sur son nez trônent une paire de Tom Ford Marko TF144, aux lignes nettes et au design discret. Car là où les précédents Bond privilégiaient des lunettes plus sportives, ce modèle introduit une approche du style plus assumée…

Robert Downey Jr, provocateur en Dita Mach-One dans Avengers : Infinity War
L’acteur Robert Downey Jr. (alias Tony Stark), fidèle à son style provocateur, arbore de son côté une paire de Dita Mach-One dans le film de super-héros Avengers: Infinity War (2018). Anguleuses et légèrement menaçantes, ces lunettes aux verres teintés propulsent alors la marque californienne Dita sur le devant de la scène. Désormais, elles sont une référence pour les hommes qui cherchent une alternative aux grandes marques.