7 mars 2026

Au défilé Loewe, une mode ludique entre art et artisanat

Pur moment de joie au défilé Loewe automne-hiver 2026-2027, où Jack McCollough et Lazaro Hernandezu jouent avec la mode et ses codes.

  • par Léa Zetlaoui.

  • Ce vendredi 6 mars 2026, le défilé Loewe automne-hiver 2026-2027, présenté en fin de matinée, nous fait l’effet d’une décharge de dopamine. En ce cinquième jour de la Fashion Week, l’ambiance ensoleillée de la semaine se prolonge sur l’esplanade du château de Vincennes. Notamment grâce au décor d’un jaune éclatant et aux rythmes hippie-dance des Pachanga Boys qui résonnent dans l’espace édifié pour l’occasion.

    Loewe, l’artisanat ludique

    Bien qu’ils n’en soient qu’à leur seconde collection, Jack McCollough et Lazaro Hernandez, ont déjà prouvé qu’ils étaient un choix pertinent pour succéder à Jonathan Anderson (désormais chez Dior). “Alors que nous commencions à concevoir notre deuxième collection chez Loewe, une vérité simple nous a frappés : pour nous, l’acte de créer est, par essence, une expression de joie – une quête intellectuelle, guidée par le processus et empreinte de fantaisie”, précisent-ils.

    Chaque silhouette de cette collection Loewe joue avec la gravité, la matière et la perception. Volumes gonflables et textures liquides se répondent, tandis que robes latex aux reflets organiques dialoguent avec manteaux sculpturaux dont chaque composant — manches, poches, fermetures — est méticuleusement moulé pour créer des effets trompe-l’œil saisissants.

    Robes nuisettes et tops de pyjama ornés de dentelle et de nœuds se transforment en moules pour l’impression 3D de répliques en latex brillant et visqueux, tandis que parkas et écharpes gonflables, découpées et assemblées au laser, produisent des volumes étonnants, scellés pour une couture étanche. Les manteaux bouclés en cuir laqué, les pulls et robes tricotés en fil de cuir ultra-fin ou les pièces en velours côtelé dégradé témoignent de la maîtrise artisanale de la Maison et de son audace à réinventer chaque textile.

    Cosima von Bonin, la touche arty

    L’influence de l’artiste allemande Cosima von Bonin, infuse la collection de fantaisie et d’humour. Ses imprimés floraux et vichy chinés, repeints à la main, se retrouvent sur des doublures, des vêtements en latex brillant, et même sur une réplique du sac Amazona 180 en porcelaine. Ses animaux sculpturaux, des chiens et crustacés, se métamorphosent en minaudières, charms et bijoux, tandis que les capuches moulées et les bonnets à triple superposition sur les parkas font écho à l’esprit ludique de l’artiste.

    Le sac Amazona 180, célébrant les 180 ans de la maison espagnole, se pare de charms chien et crabe, et le nouveau sac Whisker combine rigidité et souplesse avec une élégance désinvolte. La pochette Flamenco, revisitée en intarsia bleu et blanc inspiré des mosaïques, poursuit cette célébration des techniques artisanales.

    Ainsi, Jack McCollough et Lazaro Hernandez, le prêt-à-porter, la maroquinerie et les accessoires deviennent autant de terrains de jeu intellectuels et sensoriels. L’humour, la fantaisie et la joie sont palpables à travers chaque pièce créant un univers où le vêtement dépasse sa fonction pour devenir une expérience immersive, visuelle et tactile.

    Tous les looks du défilé Loewe automne-hiver 2026-2027