2 mars 2026

Oulaya Amamra nous raconte La Maison des femmes, un film féministe et plein d’humanité

Le film La Maison des femmes, qui sort au cinéma ce mercredi 4 mars 2026, nous plonge dans le quotidien de l’association féministe avec un casting d’exception. Juliette Armanet, Laetitia Dosch, Karin Viard, Oulaya Amamra et Eye Haïdara figurent au générique.

  • par Violaine Schütz.

  • Publié le 19 février 2026. Modifié le 2 mars 2026.

    La bande-annonce du film La Maison des femmes (2026).

    La Maison des femmes, un film féministe sur une association phare

    C’est l’un des films les plus féministes et engagés de ce début d’année 2026. La Maison des femmes, prévu pour ce mercredi 4 mars 2026, raconte le quotidien de l’un des lieux de l’association du même nom fondée en 1981. Le long-métrage suit les aventures des femmes qui travaillent dans cet endroit et de celles qui y viennent pour être prises en charge. La Maison des femmes comprend plusieurs espaces féministes d’accueil, d’écoute et de solidarité qui aide des femmes en difficulté. La toute première Maison des femmes est née en 2016 à Saint-Denis mais il y a aussi des guichets à Paris et à Montreuil.

    Le film est centré sur une équipe féminine dévouée, solidaire et énergique prenant les victimes de violences. Ensemble, elles les soutiennent et les accompagnent dans leur chemin vers la reconstruction tout en se battant pour avoir plus d’argent afin d’accueillir plus de monde.

    L’actrice Oulaya Amamra (Divines, Animale, Vampires), qui joue l’une de ses femmes, nous confie que ce qui l’a touchée dans ce projet : “C’est le courage silencieux. Ce lieu ne fait pas de bruit, il répare. Et je crois profondément que réparer est un geste révolutionnaire. Être féministe, pour moi, ce n’est pas le dire, c’est choisir ce qu’on met à l’écran. Donner de l’espace à ces femmes-là, c’est fort.”

    La comédienne ajoute : “Je connaissais le nom de cette association. Mais en découvrant la réalité du terrain, j’ai compris que c’était bien plus qu’un centre : c’est un refuge. Je me suis immergée dans leur univers en écoutant. En observant les silences, les gestes, la fatigue dans les regards. Il fallait être humble.” Quant à son personnage, il est à un moment de bascule. “Elle arrive avec ses blessures, parfois sa colère, parfois sa honte. Elle est dans une forme de résistance au début. Puis petit à petit, elle se laisse toucher. Ce qui me bouleverse chez elle, c’est sa dignité. Même dans la fragilité, il y a une force immense.”

    Ce lieu ne fait pas de bruit, il répare. Et je crois profondément que réparer est un geste révolutionnaire.” Oulaya Amamra

    Dans le dossier de presse, la réalisatrice du projet, Mélisa Godet (dont c’est le premier long-métrage), raconte la genèse du projet : “On était fin 2016. Un jour à la radio, j’entends Ghada Hatem, gynécologue obstétricienne, parler de La Maison des femmes qu’elle venait de créer à Saint Denis, des parcours de soin et des différents professionnels, médecins, psychologues, avocats, juristes, policiers, artistes parfois… qui y croisaient leurs compétences et leur énergie pour aider les femmes victimes de violence à se reconstruire. En tant que femme et citoyenne, je me suis dit que c’était formidable qu’un tel endroit puisse exister. Et, en tant que scénariste et réalisatrice, j’ai tout de suite pensé que ça ferait un sujet de film génial, le genre de sujet que j’avais envie de porter au cinéma.

    Un casting exceptionnel avec Juliette Armanet et Laetitia Dosch

    Ce film social et choral évoquant le très beau Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry autant que le Annie colère (2022) de Blandine Lenoir, tient aussi sa force de son casting exceptionnel. En plus de la jeune actrice Oulaya Amamra, La Maison des femmes met en scène Karin ViardLaetitia DoschEye Haïdara (Les Femmes du square), Juliette Armanet et Aure Atika… Coté casting masculin, le talentueux Pierre Deladonchamps figure au générique.

    Oulaya Amamra se souvient que la solidarité que l’on voit à l’écran s’est retrouvée sur le plateau. Elle explique : “
    C’était très beau toute cette sororité. Il y avait une attention particulière entre nous et beaucoup d’écoute. Je crois que quand on raconte ce type d’histoire, il y a quelque chose qui circule naturellement. On prenait soin les unes des autres.” Le moment qui l’a le plus marquée ? “Mon plus beau souvenir, c’est la manifestation à la fin du film. On n’était plus seulement des actrices. Il y avait quelque chose de réel, de collectif. Ça dépassait le cadre. On était ensemble, portées par quelque chose de plus grand que nous.”

    La Maison des femmes de Mélisa Godet, disponible le 4 mars 2026.