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Moncler Grenoble : un défilé magique dans la montagne enneigée d’Aspen
Après Saint-Moritz et Courchevel, Moncler pose ses valises à Aspen, au cœur des Rocheuses du Colorado, pour son défilé Moncler Grenoble automne-hiver 2026-2027. Numéro vous raconte tout de cette soirée magique et hors du temps.
par Léa Zetlaoui.
Publié le 2 février 2026. Modifié le 25 février 2026.
À Aspen, Moncler grave son futur dans la neige
Ce samedi 31 janvier 2026, dans la nuit bleutée et silencieuse des Rocheuses, Moncler a choisi de raconter une histoire de style et de transmission. Celle d’un vestiaire né dans les Alpes dans les années 1950, forgé par le froid, la performance et l’instinct de survie.


Ainsi, après Saint-Moritz en 2023, et Courchevel en 2025, Moncler a choisi une station de ski tout aussi mythique : Aspen, dans le Colorado. En début de soirée, dans le silence de la montagne, le majestueux défilé Grenoble automne-hiver 2026-2027 regarde le passé pour mieux inventer son futur.
Ce soir-là, la montagne est bien plus qu’un simple décor. Elle incarne un personnage à part entière du show. Ainsi, après une journée passée à skier ou explorer, les invités Moncler ont été conviés à une traversée nocturne de la forêt, à motoneige, casque sur la tête. Une immersion qui se poursuit jusque sur le podium du défilé : une piste enneigée sculptée par les bosses naturelles du terrain, desquelles émergent des faisceaux lumineux.


Et tandis que des projections lumineuses font danser des arbres alpins sur la neige, les silhouettes Moncler Grenoble s’avancent au rythme d’une bande-son puissante et évocatrice – entre la musique du film Il était une fois dans l’Ouest (1969) de Sergio Leone, et Running Up That Hill de Kate Bush.
Une scénographie presque chamanique, à mi-chemin entre performance sportive et rituel contemporain, qui a émerveillé les invités. Parmi eux, Emily Ratajkowski, Aubrey Plaza et Penn Bagdley, ainsi que Kevin Costner et Vincent Cassel.


Aspen, miroir américain d’un héritage européen
Si Moncler a choisi Aspen pour son défilé Grenoble automne-hiver 2026-2027, ce n’est pas un hasard. En effet, la marque et la ville partagent une trajectoire parallèle. Toutes deux ont trouvé leur identité dans les années 1950, portées par une vision de la montagne comme espace de liberté, de dépassement, mais aussi de création.
Tandis que Moncler équipait alpinistes et ouvriers d’altitude, Aspen attirait skieurs, artistes américains et figures hollywoodiennes. Ainsi, la montagne devient un point de convergence des corps et des idées. Et ce dialogue transatlantique irrigue toute la collection.
On y ressent la rencontre entre une culture alpine européenne, précise et technique, et une élégance américaine des fifties, davantage sensuelle et graphique. Les volumes s’arrondissent, les tailles se cintrent, les vestes évoquent la rigueur sophistiquée de cette décennie où le vêtement fonctionnel savait déjà séduire.


La nature comme langage
Avec ses 95 looks, la collection Moncler Grenoble automne-hiver 2026-2027 se lit comme une cartographie émotionnelle du Colorado. On remarque d’abord la feuille de tremble, emblème de la région, qui apparaît sur de nombreux looks. Que ce soit en imprimés, en matelassages, en broderies, en jacquards, en découpes laser.


De la même façon, couleurs et matières racontent les paysages montagneux d’Aspen. Des blancs lunaires, bruns terreux, verts profonds de forêts, bleus du ciel montagnard habillent des cotons cirés, tweeds texturés, lodens et laines, denims techniques. Une palette chromatique sobre et une résistance à toute épreuve pour avoir du style en haut des pistes.
Certaines pièces déploient une carte dessinée à la main d’Aspen, peuplée de faune, de flore et de lieux et rituels emblématiques. On la retrouve sur des foulards, des intarsias de vestes de ski, des couvertures enveloppantes. Une façon de transformer le vêtement en objet de mémoire et de transmission.


Deux collaborations entre style et performance
Si avec son projet Genius, lancé en 2017, Moncler donne carte blanche à des créateurs pour revisiter son héritage, sa ligne Grenoble est, quant à elle, entièrement dédiée à la performance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la marque choisit des stations de sports d’hiver réputées pour ses défilés.
Les combinaisons de ski et de snowboard, imperméables, coupe-vent et respirantes, sont conçues pour affronter les terrains les plus exigeants. Pourtant, elles se parent ici de détails inattendus évoqués précédemment à travers ses broderies florales délicates, ses motifs de feuilles de tremble et ses références graphiques au paysage.


Parmi les collaborations qui accompagnent la collection, on retrouve une nouvelle version du snowboard cocréé avec Whitespace, la marque du snowboardeur et skateur américain professionnel Shaun White. Mais aussi, une crème solaire SPF avec Augustinus Bader. Son packaging de 15mL, spécialement pensé pour les activités outdoor, permet de la glisser dans sa combinaison ou son manteau.


Une expérience immersive
Mais ce défilé à Aspen marque aussi un tournant stratégique : l’ouverture du premier flagship Moncler Grenoble aux États-Unis. Installée dans l’ancienne salle des coffres, cette boutique raconte l’histoire de la ville et de la marque. Sur 250 mètres carrés, l’espace imaginé par le studio suisse Küchel Architects s’inspire directement des Rocheuses. Matières naturelles, volumes sculpturaux, jeux d’ombre et de lumière composent un paysage intérieur puissant et évocateur.
L’entrée, semblable à une grotte, évoque l’activité minière de la ville tout comme l’alpinisme originel de Moncler. Au cœur du lieu, un arbre monumental fait office de point d’ancrage, autour duquel s’organisent les espaces circulaires coiffés de dômes.


Ainsi, à travers cet évènement magique, Moncler affirme une vision de l’outdoor de luxe ancrée dans une histoire qui s’inscrit dans une tradition à la fois matérielle et intangible. Dans un monde saturé d’images et de discours, la montagne devient lieu de vérité, de recueillement et de dépassement de soi.

