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Maxime Simoëns, des tapis rouges aux salles de sport

 Créateur chéri des stars, de Beyoncé à Léa Seydoux, Maxime Simoëns a tourné la page de la mode féminine et revient en très grande forme avec une première collection masculine d’inspiration sportswear. Rencontre.

Portrait : Mathieu Baumer
 
 
Nous sommes en 2001. Maxime Simoëns, à peine 17 ans, assiste au concert de Madonna. C’est une révélation. L’aspirant cinéaste s’imagine désormais en créateur d’un vestiaire sophistiqué pour stars mondiales. Après un cursus remarqué à la Chambre syndicale de la couture et une ascension fulgurante, le rêve devient très vite réalité. Ce “nouveau Yves Saint Laurent”, comme certains l’appellent dès sa première collection en 2009, séduit Beyoncé, Blake Lively, Léa Seydoux… et le groupe LVMH, qui décide de le soutenir dans son développement. Pourtant, 2014 voit la femme Maxime Simoëns défiler pour la dernière fois. Changement de cap radical, le trentenaire revient aujourd’hui avec un nouveau label, M.X Maxime Simoëns, et une première collection masculine résolument sportswear et urbaine, sobre et décontractée. Le créateur n’a rien perdu de son sens du détail ni de la précision de ses coupes. Rencontre.
 
Numéro : Revenir sur le devant de la scène avec une collection masculine est pour le moins inattendu. Pourquoi ce choix ?
Maxime Simoëns : Mes débuts en tant que créateur étaient marqués par un désir insatiable de m’exprimer, de montrer qui j’étais. La mode féminine, parce qu’elle permet un foisonnement créatif et impose moins de contraintes que la mode masculine, me paraissait être une voie naturelle. Mais une lassitude s’est installée. Après sept années intenses, j’ai ressenti le besoin de me reconnecter au réel. Je voulais que mes créations ne soient plus seulement portées par des stars sur des tapis rouges, mais par des personnes dans la rue. La mode masculine m’offre une opportunité de m’éloigner de la création fantasmagorique. Elle impose des règles plus strictes. Les hommes ont des attentes plus classiques. Apporter un twist créatif devient alors un défi passionnant.
 
 
“Je veux créer des vêtements sobres pour des personnalités fortes, et non l’inverse.”  

Portrait : Mathieu Baumer

 

 

Nous sommes en 2001. Maxime Simoëns, à peine 17 ans, assiste au concert de Madonna. C’est une révélation. L’aspirant cinéaste s’imagine désormais en créateur d’un vestiaire sophistiqué pour stars mondiales. Après un cursus remarqué à la Chambre syndicale de la couture et une ascension fulgurante, le rêve devient très vite réalité. Ce “nouveau Yves Saint Laurent”, comme certains l’appellent dès sa première collection en 2009, séduit Beyoncé, Blake Lively, Léa Seydoux… et le groupe LVMH, qui décide de le soutenir dans son développement. Pourtant, 2014 voit la femme Maxime Simoëns défiler pour la dernière fois. Changement de cap radical, le trentenaire revient aujourd’hui avec un nouveau label, M.X Maxime Simoëns, et une première collection masculine résolument sportswear et urbaine, sobre et décontractée. Le créateur n’a rien perdu de son sens du détail ni de la précision de ses coupes. Rencontre.

 

Numéro : Revenir sur le devant de la scène avec une collection masculine est pour le moins inattendu. Pourquoi ce choix ?

Maxime Simoëns : Mes débuts en tant que créateur étaient marqués par un désir insatiable de m’exprimer, de montrer qui j’étais. La mode féminine, parce qu’elle permet un foisonnement créatif et impose moins de contraintes que la mode masculine, me paraissait être une voie naturelle. Mais une lassitude s’est installée. Après sept années intenses, j’ai ressenti le besoin de me reconnecter au réel. Je voulais que mes créations ne soient plus seulement portées par des stars sur des tapis rouges, mais par des personnes dans la rue. La mode masculine m’offre une opportunité de m’éloigner de la création fantasmagorique. Elle impose des règles plus strictes. Les hommes ont des attentes plus classiques. Apporter un twist créatif devient alors un défi passionnant.

 

 

“Je veux créer des vêtements sobres pour des personnalités fortes, et non l’inverse.”  

 
 
À quel type d’homme vous adressez-vous ?
Je l’imagine très ancré dans le réel, à l’écoute de l’actualité et de son temps. Un adepte des nouvelles technologies avec une vie sociale animée. L’esprit de M.X se veut sportif, mais surtout très collectif. L’idée de bande est très importante pour moi. C’est pour cela que ma première vidéo met en scène un groupe et que j’ai décidé de présenter ma première collection en juin, à Paris, au sein d’un vestiaire où plusieurs garçons se changent au même moment.
 
La collection met en avant une virilité assez classique…
Oui, mais avec un esprit non conformiste assumé, très inspiré des chavs et lads anglais. J’ai en tête un profil à la Sean Penn. Je ne m’adresse pas aux passionnés de mode, mais à des hommes bruts capables de se réapproprier et de réinterpréter les pièces à leur manière. Je veux créer des vêtements sobres pour des personnalités fortes, et non l’inverse.  

 

 

À quel type d’homme vous adressez-vous ?

Je l’imagine très ancré dans le réel, à l’écoute de l’actualité et de son temps. Un adepte des nouvelles technologies avec une vie sociale animée. L’esprit de M.X se veut sportif, mais surtout très collectif. L’idée de bande est très importante pour moi. C’est pour cela que ma première vidéo met en scène un groupe et que j’ai décidé de présenter ma première collection en juin, à Paris, au sein d’un vestiaire où plusieurs garçons se changent au même moment.

 

La collection met en avant une virilité assez classique…

Oui, mais avec un esprit non conformiste assumé, très inspiré des chavs et lads anglais. J’ai en tête un profil à la Sean Penn. Je ne m’adresse pas aux passionnés de mode, mais à des hommes bruts capables de se réapproprier et de réinterpréter les pièces à leur manière. Je veux créer des vêtements sobres pour des personnalités fortes, et non l’inverse.  

Maxime Simoëns, des tapis rouges aux salles de sport
 
 
 

 

 

 

Maxime Simoëns, des tapis rouges aux salles de sport
 
 
Peut-on parler d’une collection sportswear ?
Non, je ne crois pas. Mettre en avant le sport, plutôt collectif d’ailleurs, dans mon iconographie, est une manière de radicaliser mon propos. Je voulais faire passer un message clair, masculin, qui n’a rien d’une évidence pour les personnes qui ont suivi mon parcours jusqu’à aujourd’hui. Mais il ne s’agit pas d’une collection de sportswear. Vous trouvez aussi bien des costumes que des parkas avec, c’est vrai, des inspirations sport dans les détails.
 
Quel a été votre plus grand défi pour cette première collection homme ?
L’homme a un vestiaire bien défini. Le challenge essentiel est de parvenir à réinventer des pièces basiques avec des matières, des coupes justes et des détails qui font la différence. Le pantalon classique prend ainsi chez moi une coupe d’inspiration jogging. La matière est plus fluide. J’ai même ajouté un cordon ciré avec une finition en métal qui apporte une allure plus sophistiquée et contemporaine à l’ensemble. Je me suis focalisé cette saison sur des teintes sobres – gris, kaki, bleu, noir et rouge – avec une réinterprétation du motif camouflage comme imprimé fort.  

 

 

Peut-on parler d’une collection sportswear ?

Non, je ne crois pas. Mettre en avant le sport, plutôt collectif d’ailleurs, dans mon iconographie, est une manière de radicaliser mon propos. Je voulais faire passer un message clair, masculin, qui n’a rien d’une évidence pour les personnes qui ont suivi mon parcours jusqu’à aujourd’hui. Mais il ne s’agit pas d’une collection de sportswear. Vous trouvez aussi bien des costumes que des parkas avec, c’est vrai, des inspirations sport dans les détails.

 

Quel a été votre plus grand défi pour cette première collection homme ?

L’homme a un vestiaire bien défini. Le challenge essentiel est de parvenir à réinventer des pièces basiques avec des matières, des coupes justes et des détails qui font la différence. Le pantalon classique prend ainsi chez moi une coupe d’inspiration jogging. La matière est plus fluide. J’ai même ajouté un cordon ciré avec une finition en métal qui apporte une allure plus sophistiquée et contemporaine à l’ensemble. Je me suis focalisé cette saison sur des teintes sobres – gris, kaki, bleu, noir et rouge – avec une réinterprétation du motif camouflage comme imprimé fort.  

Maxime Simoëns, des tapis rouges aux salles de sport
Maxime Simoëns, des tapis rouges aux salles de sport
 
 
Que signifie ce nouveau logo, ce rond surmonté d’une barre ?
Il évoque à mes yeux le symbole de l’interrupteur ON/OFF présent aussi bien sur un ordinateur que sur une télévision. Il incarne parfaitement le côté très technologique de mon label avec l’important travail sur les détails métalliques, notamment pour les boutons, et son univers inspiré de l’automobile par les découpes et le minimalisme. Le nom, M.X, lui, fait aussi bien référence à M. X – c’est-à-dire à M. Tout-le-Monde – car je souhaite parler au plus grand nombre, qu’à la notion de désir et d’interdit. La séduction est très présente dans cette première collection, même si elle sait se faire discrète.
 
M.X Maxime Simoëns devrait ouvrir une boutique à la rentrée dans le Marais à Paris.
www.mxparis.fr
 
Propos recueillis par Thibaut Wychowanok

 

 

Que signifie ce nouveau logo, ce rond surmonté d’une barre ?

Il évoque à mes yeux le symbole de l’interrupteur ON/OFF présent aussi bien sur un ordinateur que sur une télévision. Il incarne parfaitement le côté très technologique de mon label avec l’important travail sur les détails métalliques, notamment pour les boutons, et son univers inspiré de l’automobile par les découpes et le minimalisme. Le nom, M.X, lui, fait aussi bien référence à M. X – c’est-à-dire à M. Tout-le-Monde – car je souhaite parler au plus grand nombre, qu’à la notion de désir et d’interdit. La séduction est très présente dans cette première collection, même si elle sait se faire discrète.

 

M.X Maxime Simoëns devrait ouvrir une boutique à la rentrée dans le Marais à Paris.

www.mxparis.fr

 

Propos recueillis par Thibaut Wychowanok

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