24 fév 2026

Montres bicolores : d’où vient cette tendance de retour en 2026

Les temps changent. Il fut une époque où mêler les ors relevait du faux pas. Mais l’horlogerie des années 1980 en a décidé autrement. Ce qui passait hier pour une véritable audace est devenu, au fil des décennies, un grand classique parmi les garde-temps.

  • par Benedicte Burguet.

  • Aux origines des montres bicolores

    Les premières traces des montres bicolores ou “two-tone”, qui associent deux teintes de métal, remontent aux années 1920. D’abord des modèles de poche, seront finalement transposés par Rolex dans les années 1930 sur des bracelets. La même année, la maison fondée à Londres en 1905 dépose même le terme Rolesor pour désigner cette combinaison acier-or. Le principe est posé : unir le fonctionnel et le précieux.

    Il faudra pourtant attendre la fin des années 1970, et surtout les années 1980, leur flamboyance, leurs excès, pour voir le bicolore s’installer durablement. La Suisse horlogère, fragilisée par la crise du quartz, réaffirme alors son identité par le design. L’or massif paraît trop cérémoniel. Et l’acier seul, trop sage pour une génération de golden boys sensibles aux signes extérieurs de richesse. Leur alliance devient alors un point d’équilibre, autant que l’expression d’une nouvelle modernité.

    Une tendance horlogère pérrene

    En 1979, Piaget fait sensation avec la Piaget Polo, entièrement façonnée en or jaune et blanc, la montre incarne un luxe solaire et sportif. Du 100 % or, certes – mais travaillé texturé, moins frontal que le simple éclat d’un métal poli. Mais c’est surtout le mariage de l’or et de l’acier qui s’impose durablement. Elle donne naissance à des classiques absolus. Notamment, la Santos de Cartier en acier et or jaune ; l’Oyster Perpetual ou la Datejust chez Rolex ; la Seamaster d’Omega ; ou encore la Royal Oak d’Audemars Piguet, dessinée par Gérald Genta et présentée le 15 avril 1972.

    Durant les eighties, cette combinaison accompagne donc le power dressing. Elle capte la lumière au poignet des financiers new-yorkais, des acteurs hollywoodiens, des figures de la pop culture. La montre bicolore devient un marqueur social.

    Après un relatif effacement dans les années 2000 – dominées par l’acier intégral – la tendance du two-tone revient en 2026. En effet, à l’heure où le marché oscille entre montres pavées ultra-ostentatoires et quête de quiet luxury, elle incarne cette troisième voie. Celle d’un luxe nuancé, ni démonstratif, ni complètement effacé.


    Notre sélection de montres bicolores

    Montre Polo 79, Piaget.

    En or blanc et or jaune, 95 000 €. Disponible sur piaget.com.

    Montre Ma Première, Poiray.

    En or jaune et acier, 4 080 €. Disponible sur poiray.com.

    Oyster Perpetual GMT Master II, Rolex.

    En acier et Rolesor Everose, 19 500 €. Disponible sur rolex.com.

    Royal Oak Automatique, Audemars Piguet.

    En or et acier, 30 100 €. Disponible sur audemarspiguet.com.

    Carrera Astronomer, TAG Heuer.

    En acier et plaqué or rose, 7 500 €. Disponible sur tagheuer.com.

    Montre Seamaster Aqua Terra Shades, Omega.

    En acier et or Moonshine™, 7 300 €. Disponible sur omegawatches.com.

    Montre Santos, Cartier.

    En acier et or jaune, 12 200 €. Disponible sur cartier.com.

    Montre Lvcea Notte Di Luce, Bvlgari.

    En acier poli et en or rose sertie de diamants, 24 900 €. Disponible sur demande.

    Montre Hermès Cut, Hermès.

    En or rose et acier, 13 250 €. Disponible sur hermes.com.

    Montre Happy Sport, Chopard.

    En Lucent Steel et or éthique jaune, 12 100 €. Disponible sur chopard.com.

    Montre LV ESCALE TWIN ZONE, Louis Vuitton Horlogerie.

    En or rose et cadran argenté, 58 000 €. Disponible sur louisvuitton.com.

    Montre BR03, Bell & Ross.

    En or et acier, 6 990€. Disponible sur bellross.com.