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Zhang Ziyi, éblouissante actrice bientôt à l'affiche de The Crossing de John Woo

 

Rencontre avec la comédienne, lancée par Tigre et Dragon et qui a poursuivi auprès du maître Wong Kar-wai un itinéraire parfait. The Crossing, le dernier très attendu film de John Woo, la révèle dans un registre plus dramatique.

Portraits de Zhang Ziyi par Sofia Sanchez et Mauro Mongiello. 

Cape en ruchés de tulle, GIAMBATTISTA VALLI COUTURE. 

 

Robe en drapée en mousseline de jersey et ceinture, HERVÉ L. LEROUX. Voile en résille, SCHIAPARELLI HAUTE COUTURE. Bague en or gris, diamants et céramique, DE GRISOGONO.

Chez Zhang Ziyi, tout commence par le visage. Mutin, rond, jovial, presque enfantin. Mystérieux aussi. Triste, par accident. Une surface cinégénique que réalisateurs et spectateurs ne peuvent plus ignorer, quinze ans après le triomphe mondial de Tigre et dragon où elle se promenait avec agilité dans une forêt imaginaire et jouait mortellement de son sabre. À l’époque, celle qui allait devenir l’actrice chinoise la plus célèbre de sa génération était à peine âgée de 21 ans mais comptait déjà plusieurs vies. Dans son regard traînait encore quelque chose de l’enfant habituée à persévérer pour arriver à ses fins, une obstination discrète mûrie au cours d’une décennie qui aurait pu lui voler sa jeunesse – qui sait si elle ne l’a pas fait ? 

 

Avant de devenir comédienne, son vrai destin, Zhang Ziyi a été forcée de quitter sa famille pékinoise pour entrer dans une prestigieuse école de danse de la capitale. “J’avais 11 ans quand mon professeur m’a emmenée passer des examens. J’ai été reçue, mes proches étaient surexcités. C’était une école professionnelle importante, mais devenir danseuse n’avait rien d’un choix. Ce que j’ai appris là-bas m’a aidée par la suite pour les films d’action, mais sur le moment, le plaisir était absent, à cause de la trop forte pression.” Celle qui prononce ces mots dans un palace parisien le fait avec une candeur parfaite qui masque le potentiel de douleur attenant. Zhang Ziyi raconte tout de même, sans afféterie particulière, comment elle a fui à plusieurs reprises le monde trop strict de cette école que d’autres avaient choisie pour elle. Ces escapades préadolescentes l’aidaient à recentrer son désir. “À l’école, c’était difficile, les professeurs me forçaient la main pour réussir et cette atmosphère me semblait peu propice à la confiance en soi. En fait, c’était un peu comme j’imagine l’armée. Malgré tout, j’ai gardé la tête haute. Ce n’est pas si mal.”

 

À 15 ans révolus, elle abandonne la danse pour la comédie et trouve cette fois un univers à sa mesure, même si elle n’en connaît alors aucun des secrets. “Le cinéma restait un monde lointain. Le samedi après-midi, j’allais à la bibliothèque avant de rentrer à la maison pour regarder un film avec mon père. Lui, il s’endormait devant la télé, mais moi je regardais jusqu’au bout ! J’aimais beaucoup Gong Li, qui était la grande référence de ma génération, d’autant qu’elle avait fréquenté la même école d’acteurs que moi.”

 

 Retrouvez la suite de cet article dans le Numéro 165, disponible actuellement en kiosque et sur iPad.

 

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Par Olivier Joyard 

 

 

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