La déambulation dans les villes, le passage du temps et la subjectivité du regard des artistes sont également l’objet de plusieurs travaux, tels que ceux de Robert Frank parcourant les rues du New Jersey, d'Irving Penn arpentant celles de New York ou de Carmen Winant explorant, quant à elle, son propre désir en fragmentant son corps en plusieurs images. Un autre volet de l’exposition se concentre quant à lui sur une Amérique plus fantasmée à travers le mythe de l’Ouest américain. On y retrouve, entre autres, un parterre fleuri aux tonalités saturées photographiés par William Eggleston, ou encore une vue du grand canyon réalisée cette année par l’artiste Trevor Paglen, dont les couleurs surréalistes ont été obtenues par l’algorithme d’une machine. 

 

Comme l’écrit Andria Hickey, curatrice en chef de la Pace Gallery :“En cette période, tout le monde cherche du réconfort, et nous croyons que l’art a le pouvoir d’apporter ce réconfort et de nous aider à analyser cette situation difficile ensemble.” En cela, l’exposition virtuelle de la Pace Gallery réussit à nous rappeler la force de ces artistes qui utilisent la caméra comme un outil, servant à documenter les réalités sociales inacceptables, à rendre visibles les invisibles, à briser les tabous des mœurs, à donner corps à son imaginaire et à subvertir le réel.

 

L'exposition virtuelle Diamonds on the Soles of Her Shoes. Notes on America est à visiter jusqu'au 28 avril sur le site de la Pace Gallery.