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03 Juillet

Le New York queer et undeground de Peter Hujar se réveille à la Pace Gallery

 

Après la grande rétrospective que lui consacrait récemment le Jeu de paume, Peter Hujar est à nouveau mis à l'honneur par la Pace Gallery. La nouvelle exposition en ligne de la galerie revient à travers 19 clichés sur vingt ans de vie de ce photographe transgressif, qui a su saisir en noir et blanc toute la frénésie de la scène artistique et queer new-yorkaise – une scène dans laquelle il s'épanouissait lui-même avec la plus grande sincérité.

Par Matthieu Jacquet

Peter Hujar, “David Brintzenhofe Applying Makeup” (1982). © The Peter Hujar Archive
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Peter Hujar, “Jay and Fernando [Two Men in Leather Kissing]” (ca. 1966). © The Peter Hujar Archive
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Peter Hujar, “John Heys in Lana Turner's Gown (III)” (1979). © The Peter Hujar Archive
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Peter Hujar, “Christopher Street Pier #2 (Crossed Legs)” (1976). © The Peter Hujar Archive
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Peter Hujar, “Richie” (1985). © The Peter Hujar Archive
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Peter Hujar, “David Brintzenhofe Applying Makeup” (1982). © The Peter Hujar Archive
Peter Hujar, “Jay and Fernando [Two Men in Leather Kissing]” (ca. 1966). © The Peter Hujar Archive
Peter Hujar, “John Heys in Lana Turner's Gown (III)” (1979). © The Peter Hujar Archive
Peter Hujar, “Christopher Street Pier #2 (Crossed Legs)” (1976). © The Peter Hujar Archive
Peter Hujar, “Richie” (1985). © The Peter Hujar Archive
  • Il y a encore quelques mois, le public du Jeu de paume découvrait une grande rétrospective – la première en France – consacrée au photographe Peter Hujar. On y parcourait l’œuvre longtemps resté dans l’ombre de ce maître américain du portrait, qui avait fait du New York queer et underground des années 60 à 80 son décor favori. Au fil de ses clichés en noir et blanc parfaitement cadrés en carré défilaient des visages et corps qui portent sur eux l’empreinte de cette époque, de ce milieu et de son mode de vie, jadis encore très transgressif pour les mœurs traditionnelles. Bercées par leur tendresse intimiste confinant parfois à l’érotisme, structurées par leurs contrastes puissants, ces photographies mettent à l’honneur l’individu dans toute sa singularité. Chez lui se lisent les doutes liés à son existence difficile, tantôt portée par la liesse d’un milieu libérateur et d’un militantisme LGBT+ encore bourgeonnant, tantôt assombrie par l'homophobie, la transphobie et le spectre d’une menace inédite : le sida.

     

    C’est désormais au tour de la Pace Gallery de célébrer ce photographe tragiquement disparu en 1987 à l’âge de 53 ans. À l’occasion de sa troisième exposition en ligne, la galerie – qui représente le photographe – propose de revenir en 19 clichés sur vingt années de sa vie incarnées par ses proches mais aussi les artistes, écrivains et poètes qui composaient son entourage. Si l’on y retrouve plusieurs drag-queens, escort boys et couples d’amis inconnus, plusieurs visages familiers d’en distinguent : ceux de l'essayiste Susan Sontag, du peintre Paul Thek, du poète John Giorno et bien sûr de l'amant du photographe, l’artiste David Wojnarowicz. Alors que le mois des fiertés vient de toucher à sa fin, la galerie et la Peter Hujar Archive ont souhaité doter cette exposition d’une visée caritative : aussi, 10% des ventes des œuvres seront reversé au NYC AIDS Memorial, mémorial public qui a acueilli dans le quartier de Greenwich Village plus de 100 000 victimes de l’épidémie – dont le photographe lui-même.

     

    Tout au long de son accrochage virtuel, l’exposition Cruising Utopia est jalonnée d’informations sur la vie du photographe mais également de citations de celles et ceux qui l’ont connu et fréquenté. Parmi eux, Nan Goldin écrit ces mots : “Le travail de Peter n’est pas juste de la photographie – il parle de la naissance et de la mort, des étapes de la vie, des variétés d’identités et de tous les amis au milieu de cela.” Une quête aussi intime qu’universelle dans laquelle on ne saurait se lasser de se replonger.  

     

    Peter Hujar : Cruising Utopia, du 30 juin au 14 juillet sur le site de la Pace Gallery.

  • Il y a encore quelques mois, le public du Jeu de paume découvrait une grande rétrospective – la première en France – consacrée au photographe Peter Hujar. On y parcourait l’œuvre longtemps resté dans l’ombre de ce maître américain du portrait, qui avait fait du New York queer et underground des années 60 à 80 son décor favori. Au fil de ses clichés en noir et blanc parfaitement cadrés en carré défilaient des visages et corps qui portent sur eux l’empreinte de cette époque, de ce milieu et de son mode de vie, jadis encore très transgressif pour les mœurs traditionnelles. Bercées par leur tendresse intimiste confinant parfois à l’érotisme, structurées par leurs contrastes puissants, ces photographies mettent à l’honneur l’individu dans toute sa singularité. Chez lui se lisent les doutes liés à son existence difficile, tantôt portée par la liesse d’un milieu libérateur et d’un militantisme LGBT+ encore bourgeonnant, tantôt assombrie par l'homophobie, la transphobie et le spectre d’une menace inédite : le sida.

     

    C’est désormais au tour de la Pace Gallery de célébrer ce photographe tragiquement disparu en 1987 à l’âge de 53 ans. À l’occasion de sa troisième exposition en ligne, la galerie – qui représente le photographe – propose de revenir en 19 clichés sur vingt années de sa vie incarnées par ses proches mais aussi les artistes, écrivains et poètes qui composaient son entourage. Si l’on y retrouve plusieurs drag-queens, escort boys et couples d’amis inconnus, plusieurs visages familiers d’en distinguent : ceux de l'essayiste Susan Sontag, du peintre Paul Thek, du poète John Giorno et bien sûr de l'amant du photographe, l’artiste David Wojnarowicz. Alors que le mois des fiertés vient de toucher à sa fin, la galerie et la Peter Hujar Archive ont souhaité doter cette exposition d’une visée caritative : aussi, 10% des ventes des œuvres seront reversé au NYC AIDS Memorial, mémorial public qui a acueilli dans le quartier de Greenwich Village plus de 100 000 victimes de l’épidémie – dont le photographe lui-même.

     

    Tout au long de son accrochage virtuel, l’exposition Cruising Utopia est jalonnée d’informations sur la vie du photographe mais également de citations de celles et ceux qui l’ont connu et fréquenté. Parmi eux, Nan Goldin écrit ces mots : “Le travail de Peter n’est pas juste de la photographie – il parle de la naissance et de la mort, des étapes de la vie, des variétés d’identités et de tous les amis au milieu de cela.” Une quête aussi intime qu’universelle dans laquelle on ne saurait se lasser de se replonger.  

     

    Peter Hujar : Cruising Utopia, du 30 juin au 14 juillet sur le site de la Pace Gallery.

  • Il y a encore quelques mois, le public du Jeu de paume découvrait une grande rétrospective – la première en France – consacrée au photographe Peter Hujar. On y parcourait l’œuvre longtemps resté dans l’ombre de ce maître américain du portrait, qui avait fait du New York queer et underground des années 60 à 80 son décor favori. Au fil de ses clichés en noir et blanc parfaitement cadrés en carré défilaient des visages et corps qui portent sur eux l’empreinte de cette époque, de ce milieu et de son mode de vie, jadis encore très transgressif pour les mœurs traditionnelles. Bercées par leur tendresse intimiste confinant parfois à l’érotisme, structurées par leurs contrastes puissants, ces photographies mettent à l’honneur l’individu dans toute sa singularité. Chez lui se lisent les doutes liés à son existence difficile, tantôt portée par la liesse d’un milieu libérateur et d’un militantisme LGBT+ encore bourgeonnant, tantôt assombrie par l'homophobie, la transphobie et le spectre d’une menace inédite : le sida.

     

    C’est désormais au tour de la Pace Gallery de célébrer ce photographe tragiquement disparu en 1987 à l’âge de 53 ans. À l’occasion de sa troisième exposition en ligne, la galerie – qui représente le photographe – propose de revenir en 19 clichés sur vingt années de sa vie incarnées par ses proches mais aussi les artistes, écrivains et poètes qui composaient son entourage. Si l’on y retrouve plusieurs drag-queens, escort boys et couples d’amis inconnus, plusieurs visages familiers d’en distinguent : ceux de l'essayiste Susan Sontag, du peintre Paul Thek, du poète John Giorno et bien sûr de l'amant du photographe, l’artiste David Wojnarowicz. Alors que le mois des fiertés vient de toucher à sa fin, la galerie et la Peter Hujar Archive ont souhaité doter cette exposition d’une visée caritative : aussi, 10% des ventes des œuvres seront reversé au NYC AIDS Memorial, mémorial public qui a acueilli dans le quartier de Greenwich Village plus de 100 000 victimes de l’épidémie – dont le photographe lui-même.

     

    Tout au long de son accrochage virtuel, l’exposition Cruising Utopia est jalonnée d’informations sur la vie du photographe mais également de citations de celles et ceux qui l’ont connu et fréquenté. Parmi eux, Nan Goldin écrit ces mots : “Le travail de Peter n’est pas juste de la photographie – il parle de la naissance et de la mort, des étapes de la vie, des variétés d’identités et de tous les amis au milieu de cela.” Une quête aussi intime qu’universelle dans laquelle on ne saurait se lasser de se replonger.  

     

    Peter Hujar : Cruising Utopia, du 30 juin au 14 juillet sur le site de la Pace Gallery.

  • Il y a encore quelques mois, le public du Jeu de paume découvrait une grande rétrospective – la première en France – consacrée au photographe Peter Hujar. On y parcourait l’œuvre longtemps resté dans l’ombre de ce maître américain du portrait, qui avait fait du New York queer et underground des années 60 à 80 son décor favori. Au fil de ses clichés en noir et blanc parfaitement cadrés en carré défilaient des visages et corps qui portent sur eux l’empreinte de cette époque, de ce milieu et de son mode de vie, jadis encore très transgressif pour les mœurs traditionnelles. Bercées par leur tendresse intimiste confinant parfois à l’érotisme, structurées par leurs contrastes puissants, ces photographies mettent à l’honneur l’individu dans toute sa singularité. Chez lui se lisent les doutes liés à son existence difficile, tantôt portée par la liesse d’un milieu libérateur et d’un militantisme LGBT+ encore bourgeonnant, tantôt assombrie par l'homophobie, la transphobie et le spectre d’une menace inédite : le sida.

     

    C’est désormais au tour de la Pace Gallery de célébrer ce photographe tragiquement disparu en 1987 à l’âge de 53 ans. À l’occasion de sa troisième exposition en ligne, la galerie – qui représente le photographe – propose de revenir en 19 clichés sur vingt années de sa vie incarnées par ses proches mais aussi les artistes, écrivains et poètes qui composaient son entourage. Si l’on y retrouve plusieurs drag-queens, escort boys et couples d’amis inconnus, plusieurs visages familiers d’en distinguent : ceux de l'essayiste Susan Sontag, du peintre Paul Thek, du poète John Giorno et bien sûr de l'amant du photographe, l’artiste David Wojnarowicz. Alors que le mois des fiertés vient de toucher à sa fin, la galerie et la Peter Hujar Archive ont souhaité doter cette exposition d’une visée caritative : aussi, 10% des ventes des œuvres seront reversé au NYC AIDS Memorial, mémorial public qui a acueilli dans le quartier de Greenwich Village plus de 100 000 victimes de l’épidémie – dont le photographe lui-même.

     

    Tout au long de son accrochage virtuel, l’exposition Cruising Utopia est jalonnée d’informations sur la vie du photographe mais également de citations de celles et ceux qui l’ont connu et fréquenté. Parmi eux, Nan Goldin écrit ces mots : “Le travail de Peter n’est pas juste de la photographie – il parle de la naissance et de la mort, des étapes de la vie, des variétés d’identités et de tous les amis au milieu de cela.” Une quête aussi intime qu’universelle dans laquelle on ne saurait se lasser de se replonger.  

     

    Peter Hujar : Cruising Utopia, du 30 juin au 14 juillet sur le site de la Pace Gallery.

  • Il y a encore quelques mois, le public du Jeu de paume découvrait une grande rétrospective – la première en France – consacrée au photographe Peter Hujar. On y parcourait l’œuvre longtemps resté dans l’ombre de ce maître américain du portrait, qui avait fait du New York queer et underground des années 60 à 80 son décor favori. Au fil de ses clichés en noir et blanc parfaitement cadrés en carré défilaient des visages et corps qui portent sur eux l’empreinte de cette époque, de ce milieu et de son mode de vie, jadis encore très transgressif pour les mœurs traditionnelles. Bercées par leur tendresse intimiste confinant parfois à l’érotisme, structurées par leurs contrastes puissants, ces photographies mettent à l’honneur l’individu dans toute sa singularité. Chez lui se lisent les doutes liés à son existence difficile, tantôt portée par la liesse d’un milieu libérateur et d’un militantisme LGBT+ encore bourgeonnant, tantôt assombrie par l'homophobie, la transphobie et le spectre d’une menace inédite : le sida.

     

    C’est désormais au tour de la Pace Gallery de célébrer ce photographe tragiquement disparu en 1987 à l’âge de 53 ans. À l’occasion de sa troisième exposition en ligne, la galerie – qui représente le photographe – propose de revenir en 19 clichés sur vingt années de sa vie incarnées par ses proches mais aussi les artistes, écrivains et poètes qui composaient son entourage. Si l’on y retrouve plusieurs drag-queens, escort boys et couples d’amis inconnus, plusieurs visages familiers d’en distinguent : ceux de l'essayiste Susan Sontag, du peintre Paul Thek, du poète John Giorno et bien sûr de l'amant du photographe, l’artiste David Wojnarowicz. Alors que le mois des fiertés vient de toucher à sa fin, la galerie et la Peter Hujar Archive ont souhaité doter cette exposition d’une visée caritative : aussi, 10% des ventes des œuvres seront reversé au NYC AIDS Memorial, mémorial public qui a acueilli dans le quartier de Greenwich Village plus de 100 000 victimes de l’épidémie – dont le photographe lui-même.

     

    Tout au long de son accrochage virtuel, l’exposition Cruising Utopia est jalonnée d’informations sur la vie du photographe mais également de citations de celles et ceux qui l’ont connu et fréquenté. Parmi eux, Nan Goldin écrit ces mots : “Le travail de Peter n’est pas juste de la photographie – il parle de la naissance et de la mort, des étapes de la vie, des variétés d’identités et de tous les amis au milieu de cela.” Une quête aussi intime qu’universelle dans laquelle on ne saurait se lasser de se replonger.  

     

    Peter Hujar : Cruising Utopia, du 30 juin au 14 juillet sur le site de la Pace Gallery.

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