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L’artiste Morgane Tschiember transforme le sac Lady Dior en objet érotique

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Pour la troisième édition de Dior Lady Art et sous l’impulsion de la directrice artistique de Dior, Maria Grazia Chiuri, onze femmes artistes de diverses nationalités réinventent le sac Lady Dior, accessoire mythique de la maison. Focus sur la création de la Française Morgane Tschiember qui s’est inspirée du shibari japonais, une technique d’entrave érotique.

Cette année, les femmes s’emparent du sac Lady Dior, accessoire offert par Bernadette Chirac à Lady Diana en 1995 pour l’inauguration de l’exposition Cézanne au Grand Palais. La directrice artistique de la maison Dior, Maria Grazia Chiuri, a donné carte blanche à onze femmes artistes issues des quatre coins du monde afin qu’elles réinventent le sac mythique, transformant sa matière, son tissu, ses couleurs, son anse et chaque détails de cette pièce d’excellence. C’est la troisième fois que Dior invite des artistes à métamorphoser sa pièce phare, d’ailleurs, chacune des onze artistes a catapulté le sac dans une nouvelle dimension.

 

Symbole de l’élégance et du glamour parisien, la forme sobre et géométrique du sac Lady Dior, devenu objet d’art, a inspiré les artistes. Sculptrice, peintre, photographe et vidéaste, la Française Morgane Tschiember a décidé d’enfermer le sac dans une cellule de cordes, référence directe à l’art japonais ancestral du shibari, une pratique sexuelle qui implique l’entrave d’un ou plusieurs partenaires au moyen de cordelettes : “Shibari est une série d’œuvres que je ne cesse de développer en art et en design, explique-t-elle, mon sac Lady Dior reprend la technique de nœuds utilisée par les samouraïs, au Japon. Ils attachaient leurs ennemis avec une corde. Le sytème de nœuds qu’ils avaient développé permettait, en cas d’échange de personnes, de déposer l’ennemi assez loin d’eux, ils tiraient sur la corde et tous les nœuds se détachaient. L’ennemi pouvait partir et ils récupéraient quelqu’un de leur clan en échange.

Lady Dior Art – Morgane Tschiember

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