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Cinq bonnes raisons d’aller voir l’expo “You Say You Want a Revolution?” à Londres

 

Après la vivifiante exposition Bowie, le V&A de Londres explore la révolution culturelle, sociale et artistique de la fin des années 60 dans une nouvelle exposition d'envergure.

Poster Zappa On the Toilet par Danny Harperin, 1967.

1. Pour l’aspect esthétique

 

À cette époque, la musique n’est pas bonne, elle est fantastique. Les Beatles, les Stones, Zappa, les Beach Boys, les Who, The Seeds, Soft Machine, Jimi Hendrix… On trouve encore de nombreuses influences de l’inventivité de ces groupes chez des formations actuelles comme Tame Impala. Parmi les 350 objets exposés par le V&A, on reste bouche bée devant les pochettes psyché, les affiches sous LSD, les fanzines underground ou les memorabilia émouvants. On admire ainsi la folie des costumes de Lennon et de Harrison sur la pochette de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, la veste colorée de Hendrix et ses bagues ornées de pierres ou encore le caftan de scène brodé de Grace Slick de Jefferson Airplane, qui n’aurait pas déparé un défilé Saint Laurent. 

Poster Girls Say Yes to Boys Who Say No (1968), photo Jim Marshall

2. Pour l’énergie de la jeunesse

 

Un badge de merchandising de l’expo vendu dans la boutique (oui, la rébellion contre le consumérisme a ses limites) du V&A déclamant : “Is There a Life After Youth?” résume bien le propos. You Say You Want a Revolution? Records and Rebels, 1966-70 analyse la façon dont la (contre-)culture des jeunes culminait à cette période dans le Swinging London. Leur optimisme dément a permis de grands rassemblements comme Woodstock ou Mai 68, ainsi que la remise en cause du lifestyle, des normes et des cadres de la société de leurs parents. Aujourd’hui encore, ce sont les millenials qui construisent le monde le plus excitant de demain, du Gucci Gang à Lily Rose Depp en passant par Jaden Smith et Rowan Blanchard.

Jean Shrimpton à Londres (1963)

3. Pour l’attrait éternel des égéries sixties

 

La nouvelle campagne Tod’s de cet hiver n’a pas choisi Gigi Hadid, Taylor Hill ou Kendall Jenner pour égéries. Jouant sur la nostalgie, elle a opté pour des photos en noir et blanc de trois grandes icônes des sixties : Twiggy, Jean Shrimpton et Jane Birkin. Au V&A, les deux premières sont à l’honneur à travers des tenues scintillantes de Carnaby Street et des photos qui n’ont pas pris une ride. Celle de Jean pieds nus dans la rue dénote une liberté et un érotisme toujours aussi séduisants. Quant à Jane, elle apparaît en filigrane car elle figurait au casting du film culte Blow-Up dont on retrouve de beaux clichés inédits au musée.

Hapshash & The Coloured Coat (1967)

4. Pour les valeurs qu’elle transmet

 

Alors que les réseaux sociaux ont renvoyé chacun à son individualisme (et une certaine solitude IRL), cette rétrospective fait réfléchir à d’autres possibilités. À travers les citations inscrites sur les murs du Victoria and Albert Museum (comme celle de Jim Haynes : “I'am a world citizen. All human history is mine. My Roots cover the earth. I believe we should know each other. After all, our lifes are all connected”), se diffusent des concepts aussi forts que le multiculturalisme, la préoccupation de l’environnement, l’acceptation de l’autre, l'anticapitalisme, l’esprit communautaire, l’entraide, les politiques néolibérales, la liberté (notamment sexuelle) et la paix… Car à ce moment-là, on ne partait pas seulement à la conquête de l’espace, mais surtout à la conquête de soi et de l’autre. 

The Rolling Stones (1965).

5. Pour se souvenir qu’il faut se rebeller

 

La fin des années 60 n’était pas seulement remarquable musicalement, les artistes et anomymes de l’époque voulaient changer le monde. Seconde vague du féminisme, publications gay, actions pour les droits civils, réunions de Black Panthers, Mai 68, manifestations contre la guerre du Vietnam, You Say You Want a Revolution? retrace tous les combats importants qui ont été menés à cette époque. D’un pavé de la Sorbonne sous verre à la liste de courses rédigée derrière les barricades pendant les révoltes étudiantes de 1968 à Paris, jusqu’à une vieille édition d’un Guy Debord en passant par les panneaux “bed” et “peace” de la grève pacifiste de Yoko Ono et John Lennon dans leur lit, des souvenirs marquants de cet esprit contestataire filent des frissons. “Indignez-vous” reste peut-être le plus important de ces rebelles stylés, aussi impactant que leur “Make love, not war”.

 

You Say You Want a Revolution? Records and Rebels 1966-1970  au Victoria and Albert Museum de Londres, du 10 septembre 2016 au 26 février 2017.

À savoir : deux places pour le prix d’une sur présentation d’un billet Eurostar.

 

Par Violaine Schütz

Le jour où Brad Pitt a tenté de devenir architecte
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Le jour où Brad Pitt a tenté de devenir architecte

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