7 juil 2026

Rencontre avec Anya Taylor-Joy et Drew Starkey, stars charismatiques de la série la plus musclée de l’été

Avant qu’on la découvre dans Dune : Troisième partie de Denis Villeneuve, Sacrifice de Romain Gavras et le biopic dédié à Joni Mitchell, Anya Taylor-Joy porte le nouveau projet musclé d’Apple TV : la série Lucky, disponible dès le 15 juillet 2026. Numéro a assisté à la conférence virtuelle organisée avec l’actrice et le comédien Drew Starkey. Ils nous ont dévoilés les coulisses de l’un des shows les plus attendus de l’année.

  • par Violaine Schütz.

  • Publié le 3 juin 2026. Modifié le 7 juillet 2026.

    Le teaser de la série Lucky (2026).

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que la talentueuse Anya Taylor-Joy sait choisir ses projets. En effet, la magnétique actrice britannico-américaine âgée de 30 ans a déjà derrière elle un très beau CV. Révélée à l’âge de 19 ans dans le film d’horreur The Witch (2015) de Robert Eggers, elle brillait dans Split (2016) et Glass (2019) de M. Night Shyamalan, Last Night in Soho (2021) d’Edgar Wright, Miniaturiste (2017), Peaky Blinders (2019-2022) et la mini-série Le Jeu de la dame (2020) qui l’a fait connaître au grand public.

    Lucky, le nouveau projet d’Anya Taylor-Joy et de Drew Starkey

    Sa nouvelle aventure ? Il s’agit de Lucky, une mini-série dont Anya Taylor-Joy est productrice déléguée et dans laquelle elle tient le premier rôle. Disponible à partir du 15 juillet 2026 sur Apple TV, le show réunira Annette Bening (American Beauty, Bugsy), Timothy Olyphant (Hitman) ou encore Drew Starkey (Outer Banks, Queer). La série bénéficie également du savoir-faire d’Hello Sunshine, la société fondée par Reese Witherspoon, qui produit le projet aux côtés de Lauren Neustadter. 

    Une série musclée adaptée d’un livre à succès

    Adaptée du roman à succès de Marissa Stapley, Lucky suit la trajectoire d’une femme contrainte de disparaître lorsque le braquage de plusieurs millions de dollars auquel elle est liée vire au cauchemar. Traquée à la fois par le FBI et par une redoutable figure du crime organisé, elle se retrouve plongée dans une fuite où chaque décision peut être la mauvaise.

    L’actrice principale de la série note à son sujet, lors de la conférence de presse virtuelle organisée par Apple TV à laquelle Numéro a assisté : “Nous avons discuté très tôt des différences entre le livre et l’adaptation : côté production, nous étions tous tombés amoureux du livre et de ses personnages. C’est Jonathan Tropper, notre formidable showrunner, qui a dit : “J’adore ces personnages. Je me demande si on ne pourrait pas les plonger dans les pires situations possibles. Que peut-on faire pour augmenter les enjeux et transformer l’histoire en une aventure télévisuelle intense et percutante pour tout le monde ?””

    La bande-annonce de la série Lucky (2026).

    C’est toujours un cadeau, pour un acteur, de pouvoir s’appuyer sur une œuvre originale.” Drew Starkey

    Elle ajoute : “C’est là qu’on a eu le pressentiment qu’on allait s’éloigner un peu du livre. Heureusement, Marissa Stapley a adoré l’idée ; elle était à fond dedans et nous a beaucoup encouragés à suivre cette voie. Quant au personnage, je suis tombée amoureuse de Lucky en lisant le livre, mais plus on étoffait l’univers dans lequel elle allait évoluer, plus son côté énigmatique m’intriguait.” La principale différence entre le livre et la série réside dans le fait que l’intrigue du livre tourne surtout autour d’un ticket de loterie, un élément absent de la série.

    Drew Starkey confie, de son côté, à ce sujet : “C’est toujours un cadeau, pour un acteur, de pouvoir s’appuyer sur une œuvre originale. C’est comme si quelqu’un t’offrait un présent dès le départ ; ça te donne une base solide pour travailler. Mais je me rappelle avoir discuté avec Jonathan (Tropper), et ce qu’il offrait vraiment, c’était une grande liberté. Souvent, on doit composer avec les contraintes d’un personnage qui a déjà son public — ce qui était le cas ici, bien sûr. Mais il nous a laissé une liberté quasi totale. On a vraiment pu jouer avec les personnages, ce qui était génial.

    Ce qui m’a attirée dans Lucky, c’est mon amour pour ces films d’arnaque : ils sont toujours élégants, sexy, avec des acteurs au charme fou.” Anya Taylor-Joy

    Le pari est réussi, car ce thriller s’annonce aussi palpitant que chic, avec, en son cœur, une héroïne badass, complexe, qui lutte pour sa survie et apparaît en quête de rédemption. Cette nouvelle production qui conjugue suspense, action et tension psychologique pourrait être l’une des séries les plus haletantes de l’été 2026.

    Lors de la conférence de presse, Anya Taylor-Joy avoue à propos de ce projet attendu : “Ce qui m’a attirée dans Lucky, c’est mon amour pour ces films d’arnaque : ils sont toujours très élégants, sexy, avec des acteurs au charme fou à la George Clooney… J’adore ce genre de films. Pour jouer le rôle d’une arnaqueuse, j’ai fait des recherches pour comprendre ce qui définit un homme ou une femme qui dégage une grande assurance.

    Une arnaqueuse captivante

    La star ajoute : “Ce qui m’a intéressée, c’est que la série offre une vision très différente de ce type de personnage d’arnaqueuse : quelqu’un qui ne tient pas en place, qui doit constamment bouger pour survivre, mais qui, par nature, finit par prendre des choses aux autres. C’est une facette de l’arnaque que je n’avais jamais vue auparavant, et c’est ce que j’étais ravie de pouvoir incarner.”

    J’ai toujours été une personne très empathique. Je perçois les émotions instinctivement.” Anya Taylor-Joy

    L’une des grandes forces de ce projet, ce sont ses acteurs charismatiques, auxquels le public s’attachera même lorsqu’ils commettent des actes immoraux. Anya Taylor-Joy et Drew Starkey parviennent à donner beaucoup d’humanité et de contrastes à leurs personnages. Cela tient d’ailleurs sans doute beaucoup à la personnalité de l’actrice et de la productrice, même si celle-ci dit être très différente de l’héroïne de Lucky : “J’ai toujours été une personne très empathique. Je perçois les émotions instinctivement. Mais je pense que ce qui nous distingue, Lucky et moi, c’est que pour voir le jeu auquel tout le monde se livre, il faut sans doute faire preuve d’un certain cynisme que je ne possède tout simplement pas. Je crois vraiment au bon fond des gens et au fait qu’ils peuvent changer. C’est donc un cynisme dont je ne veux pas hériter.

    La star de Furiosa : Une saga Mad Max tient de nouveau ici un rôle très physique aux scènes d’action millimétrées dans la série. “C’était formidable. C’était aussi un défi d’une nature à laquelle je ne m’attendais pas. Lorsque nous avons commencé à tourner les séquences de course à Vegas, notre formidable réalisateur, Jonathan van Tulleken, m’a donné une indication géniale : « Cours plus maladroitement. Je veux voir tes bras s’agiter dans tous les sens. Je veux sentir que ce n’est pas quelque chose que tu fais d’habitude, et je veux vraiment craindre que tu te fasses attraper.””

    Un rôle très physique pour Anya Taylor-Joy

    Celle que l’on verra bientôt dans Dune : Troisième partie de Denis Villeneuve, Sacrifice de Romain Gavras et un biopic dédié à Joni Mitchell avoue qu’elle était vraiment surexcitée. “Je n’avais jamais tourné une séquence de poursuite en voiture de ce genre. On a utilisé ce qu’on appelle des pod cars, un système fascinant : on est réellement à l’intérieur du véhicule — on avait complètement bouclé le quartier de Long Beach — tandis que les cascadeurs, installés au-dessus de nous, pilotent la voiture. C’est génial, parce que d’habitude, pour ce genre de scène, on reste assis sans bouger. On vous dit : “Et là, à gauche…” et vous restez là à faire semblant de réagir, ce qui paraît un peu ridicule. Là, la sensation était viscéralement réelle.”

    L’inspiration du rôle de Lucky est d’ailleurs totalement inattendue. “Je crois que j’ai toujours imaginé Lucky comme une chatte constamment plongée dans l’eau bouillante. Elle a toujours la tête tout juste hors de l’eau et s’en sort de justesse. Et je pense vraiment que cela se ressent dans la série. Elle ne tient que par un fil.

    Au moment d’aborder ce projet, la question du destin et de la fatalité s’est posée avec force.” Drew Starkey

    Autre réussite de la série ? Les relations entre les personnages principaux, qui s’annoncent des plus complexes. Drew Starkey évoque les liens unissant son personnage à celui incarné par la fascinante Anya Taylor-Joy comme l’un des points forts du show : “Au moment d’aborder ce projet, la question du destin et de la fatalité s’est posée avec force. Je crois que nous naissons tous avec l’idée que nous sommes destinés à suivre une certaine voie. Or, il s’agit ici de deux personnages — et je pense tout particulièrement à Cary — qui sont en perpétuelle remise en question face à leur propre avenir et au chemin qui semble tout tracé devant eux.

    L’acteur poursuit : “Et il trouve quelqu’un qui a vécu des expériences de vie incroyablement similaires, bien qu’issue de deux mondes totalement différents, ils parviennent, en quelque sorte, à façonner leur propre destin. Je crois qu’il y a de l’espoir là-dedans, et qu’ils représentent un espoir l’un pour l’autre.” De son côté, l’actrice explique : “Freud aurait probablement beaucoup à dire sur la relation entre ces deux-là. On pourrait soutenir qu’ils sont imprégnés, d’une certaine manière, des visions de leurs parents, tout en essayant désespérément de s’en détacher et d’éviter de rejouer ces mêmes rôles.

    Lucky, créée par Jonathan Tropper, sera diffusée à partir du 15 juillet 2026 sur Apple TV.