28 avr 2026

Les confidences de Simone Ashley et Caleb Hearon, les nouveaux assistants de Miranda Priestly

En plus des iconiques actrices principales du premier volet datant de 2006, Le Diable s’habille en Prada 2, qui sort au cinéma le 29 avril 2026, accueille de nouveaux personnages joués notamment par Lucy Liu et Justin Theroux et de multiples caméos (Lady Gaga, Donatella Versace). Parmi les nouveaux venus figurent le sympathique deuxième assistant de Miranda Priestly, Charlie, joué par Caleb Hearon (Jurassic World Dominion, Mr. & Mrs. Smith, Fargo) et sa première assistante aussi bien habillée qu’intransigeante, Amari, incarnée par l’impeccable Simone Ashley (Sex Education, La Chronique des Bridgerton, L’amour dans l’objectif). On a rencontré ces deux jeunes comédiens talentueux via Zoom et ils nous ont dévoilé les coulisses de ce futur blockbuster.

  • propos recueillis par Violaine Schütz.

  • L’interview de Simone Ashley et Caleb Hearon, stars du Diable s’habille en Prada 2

    Numéro : Simone, vous êtes-vous inspirée du personnage d’Emily (joué par Emily Blunt) dans le premier Le Diable s’habille en Prada pour incarner la nouvelle assistante de Miranda Priestly (Meryl Streep) dans le film ?

    Simone Ashley : Ce qui était vraiment formidable avec David (Frankel, le réalisateur du film, ndlr) et Aline (Brosh McKenna, la scénariste), c’est qu’ils ne voulaient pas faire un remix du premier Diable s’habille en Prada. Ils m’ont même conseillé de ne pas trop le regarder et d’éviter d’imiter la performance iconique d’Emily Blunt dans un rôle similaire. Mais, franchement, comment aurais-je pu ? Son interprétation était si personnelle et unique. Ils voulaient que ce nouveau long-métrage soit vraiment original, et donc, je ne devais surtout pas la copier.

    Le Diable s’habille en Prada 2 arrive au cinéma 20 ans après le premier volet. Depuis, l’industrie de la mode et du cinéma ont beaucoup changé…

    Simone Ashley : Oui, même certains de mes amis qui travaillent dans la mode et qui sont venus à l’avant-première du film à New York m’ont dit : “Waouh, on est cuits !” (rires).

    Caleb Hearon : En effet, il s’en est passé des choses en 20 ans, ne serait-ce que technologiquement parlant. Et ce, dans plusieurs secteurs. Et je suis vraiment reconnaissant que, tandis que nous essayons tous de comprendre ce qu’est ce monde dans lequel nous vivons et dans lequel nous allons – une question essentielle que chacun doit se poser à toute époque –, nous ayons un film comme celui-ci. Car cette suite nous permet d’explorer l’impact de ces évolutions (notamment numériques) sur les gens et sur l’artistique. Le timing est parfait et j’espère que le public en tirera quelque chose.

    Le bureau du magazine Runway ressemble à tous les autres lieux de travail.” Caleb Hearon

    Comment vous êtes-vous immergés dans l’univers d’un magazine de mode ?

    Caleb Hearon : Pour incarner mon personnage, regarder le film original était à la fois amusant et très utile afin de réfléchir à l’ambiance des bureaux du magazine fictif Runway. Et puis, j’ai réfléchi aux choses qu’on peut observer dans notre monde actuel, car, au final, ça reste un bureau comme les autres, un lieu de travail, et ce qui s’y passe ressemble à ce qui se passe ailleurs.

    Simone, Meryl Streep a dit lors de la conférence de presse que vous étiez à l’aise dès le premier jour sur le plateau…

    Simone Ashley : Non, pas du tout (rires). C’est vraiment gentil de sa part. J’étais confiante en arrivant, mais je ne me sentais pas du tout comme chez moi. J’essayais simplement d’apprendre le plus possible des autres acteurs.  J’étais tellement enthousiaste à l’idée de faire partie de cette aventure. J’avais très envie de donner le meilleur de moi-même, d’apprendre plein de choses et, de passer un super moment. Et au final, on s’est éclatés pendant le tournage avec l’équipe.

    Caleb, vous êtes-vous senti intimidé par le fait de jouer dans la suite du film culte ?

    Caleb Hearon : J’étais submergé, mais ce sentiment était vraiment dû à la gratitude et non à l’intimidation. C’était génial ! On est si reconnaissants d’avoir pu apporter notre touche personnelle à ce film et de faire partie de l’équipe. Tout le monde était gentil et accueillant. Et ressentir cela au travail est quelque chose de formidable.

    Sur le tournage du film, j’ai essayé d’apprendre le plus possible des autres acteurs.” Simone Ashley

    Avez-vous trouvé le marathon mode des avant-premières du fin stressant ?

    Simone Ashley : Non, je me suis beaucoup amusée ! On a fait l’avant-première à New York et à Londres, et il se trouve que New York est ma ville maintenant. C’était aussi très agréable de revenir dans mon pays natal (l’Angleterre) et de revoir tous mes amis et ma famille. 

    Caleb Hearon : Je vais vous raconter un truc stressant. J’ai reçu des messages d’amis (humoristes) qui se moquaient de moi parce qu’à l’avant-première à New York, je portais un body sur mesure magnifique, et le pantalon était… froissé. Cela était dû à la circulation en voiture juste avant, qui était infernale.

    Simone, vous portez beaucoup de tenues différentes dans le film. Quel est votre look fétiche ?

    Simone Ashley : Oh là là, il y en a tellement ! Je ne peux pas en choisir une seule ! J’adore toutes mes tenues de bureau signées Thom Browne ainsi que les looks Dolce & Gabbana que j’ai portés dans les scènes tournées à Milan. Le département costumes a aussi créé des pièces sur mesure vraiment magnifiques.

    L’art, c’est avant tout une question de communauté et de rassemblement. ” Simone Ashley

    Ce film est beaucoup plus inclusif que le premier. Simone, en tant que jeune femme d’origine indienne, pensez-vous à l’importance de la représentation quand vous jouez dans un si gros film ?

    Simone Ashley : C’est quelque chose dont je prends de plus en plus conscience au fil de ma carrière. Quand je travaille, que ce soit sûr des chansons, une série, un film, ou un autre projet, je suis ravie de faire mon travail et de faire tout mon possible pour que ce soit quelque chose que j’aime et dont je suis fière, parce que c’est pour ça que je me suis lancée là-dedans. J’aime tout simplement être artiste. Et bien sûr, quand je participe à une création, je me demande si c’est un reflet fidèle de mon public et si c’est un bon exemple pour les jeunes femmes qui regardent. Je crois sincèrement que l’art, c’est avant tout une question de communauté et de rassemblement. Par exemple, lors des avant-premières, voir autant de gens enthousiastes d’être là, montre que c’est ça l’art : rassembler les gens. 

    Quels sont les thèmes de ce film qui vous ont le plus parlé ? Et comment les sujets du premier opus ont été traités dans le nouveau ?

    Caleb Hearon : Le thème du changement, abordé dans le deuxième film, c’est quelque chose d’important auquel nous sommes tous confrontés en permanence. C’est la seule constante. Et les personnages du long-métrage original y ont fait face au cours des 20 dernières années. Aussi, nos personnages, Charlie et Amari, symbolisent ces mutations. Je dirai également que toutes les conversations autour de l’identité ont évolué ces vingt dernières années, et c’est tant mieux. On espère que les choses vont encore muer. Parler de pouvoir, en revanche, c’est universel. Qui détient le pouvoir et qui ne le détient pas, c’est le fil conducteur de l’histoire et ce sera sans doute celui de notre futur. C’est aussi le sujet principal de l’art : qui a le pouvoir et qui ne l’a pas, et qu’est-ce qu’on exprime à ce sujet ?

    La bande-annonce du film Le Diable s’habille en Prada 2 (2026).

    Nous faisons des films comme celui-ci parce que c’est ce dont le monde a besoin en ce moment.” Simone Ashley

    Si Le Diable s’habille en Prada devenait une série, qu’approfondiriez-vous ?

    Simone Ashley : Pendant le tournage, on improvisait beaucoup. Parfois, les scènes s’allongeaient et on ajoutait des éléments. On essayait différentes choses, et parfois, ça fonctionnait vraiment bien et c’était parfait le jour du tournage. Mais ce qui m’a vraiment frappée en regardant le film pour la première fois, c’est à quel point ils l’ont monté et raccourci. Ils ont peaufiné chaque scène à la perfection. Le premier long-métrage est célèbre pour ses répliques cultes. Et ce qui a été réalisé dans ce long-métrage, c’est très chic et subtil. Dans une série télé, ce serait impossible à transposer parce qu’il y a trop de marge de manœuvre et on risquerait de tomber dans l’excès.

    Caleb Hearon : Je pense qu’en termes de profondeur et de développement des personnages, le réalisateur et la scénariste ont fait un travail incroyable. Un deuxième film est déjà une excellente façon de reprendre l’histoire de chacun des personnages avec plus de densité.

    Dans un monde aussi chaotique que le nôtre, un film comme Le Diable s’habille en Prada 2 semble parfait pour nous aider à nous évader un peu

    Simone Ashley : Oui, je pense que nous faisons des films comme celui-ci parce que c’est ce dont le monde a besoin en ce moment. On y trouve de la joie, de l’évasion, du bonheur, de la force, un sentiment d’empowerment… Voir des gens passionnés par une cause qui a du sens fait toujours du bien.

    Le Diable s’habille en Prada 2 de David Frankel, au cinéma le 29 avril 2026.