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Lara Stone
Découverte au métro parisien à douze ans, Lara Stone s’est imposée dans les années 2000 comme l’un des visages les plus singuliers du mannequinat.

Les débuts de Lara Stone
Lara Stone naît le 20 décembre 1983 à Geldrop, aux Pays-Bas. Elle grandit à Mierlo, un village du Brabant néerlandais. En 1995, alors qu’elle n’a que douze ans, elle est repérée par un agent dans le métro parisien lors d’un voyage familial. Trois ans plus tard, à quinze ans, elle participe au concours Elite Model Look de 1999. Bien qu’elle ne remporte pas la finale, l’agence Elite lui propose un contrat, séduite par son visage singulier, à la fois angélique et mystérieux.
Les premières années sont calmes : Lara pose pour des magazines néerlandais et des campagnes locales. C’est en 2006 que sa carrière prend une autre dimension lorsqu’elle signe avec IMG Models à New York. Peu après, Riccardo Tisci la croise par hasard dans un couloir : le coup de foudre professionnel est immédiat. Elle défile pour Givenchy lors de la haute couture automne-hiver 2006 à Paris — un moment clé qui lance véritablement sa carrière.
L’ascension

À partir de 2007, Lara Stone devient une figure récurrente sur les podiums. Elle défile pour Balmain, Prada, Fendi, Chanel, Givenchy, Stella McCartney ou encore Louis Vuitton. La même année, New York Magazine la classe parmi les mannequins à suivre. Son allure tranche avec les silhouettes filiformes des années 2000 : poitrine affirmée, bouche pulpeuse, hanches marquées. Loin des modèles ultra-minces popularisés par Kate Moss, Lara impose une autre image du corps féminin. Ni opposition ni provocation — simplement une présence différente, qui insuffle un vent de fraîcheur à l’industrie.
En 2008, elle fait la couverture de V Magazine et multiplie les apparitions dans Numéro, Vogue Paris et W Magazine. Deux ans plus tard, sa notoriété devient mondiale : Lara devient l’égérie de Calvin Klein pour ses lignes Collection, Jeans et Underwear. Ce contrat exclusif, rare à l’époque, la propulse parmi les mannequins les plus influents de la décennie. En 2010, elle remporte également le British Fashion Award du Model of the Year, décerné par le British Fashion Council.
Entre 2010 et 2013, elle apparaît dans les campagnes de Tom Ford, Balmain, Chanel, Jean Paul Gaultier et Loewe. Elle devient aussi le visage de H&M, Dsquared2 et Marc Jacobs, confirmant sa place au sommet.
Un style identifiable
Lara Stone s’impose dans une industrie longtemps dominée par la minceur et la neutralité. Ses dents du bonheur, son sourire franc et sa présence directe séduisent photographes et créateurs. Mario Testino, Steven Klein et Mert & Marcus la photographient régulièrement. Elle devient la muse de Riccardo Tisci chez Givenchy, pour lequel elle défile à plusieurs reprises entre 2007 et 2010.
Son image, plus incarnée, contraste avec les visages lisses de la fin des années 2000. En 2011, Vogue Paris lui consacre plusieurs séries signées Carine Roitfeld, puis Emmanuelle Alt. Dans un milieu qui tend souvent vers l’uniformité, Lara Stone impose la singularité comme une forme d’élégance.
Vie personnelle et visibilité médiatique
Le 16 mai 2010, Lara Stone épouse David Walliams, humoriste et acteur britannique, à l’hôtel Claridge’s de Londres. Leur fils, Alfred, naît le 6 mai 2013. Après cinq ans de mariage, le couple se sépare en 2015. En 2021, elle se remarie avec David Grievson, un homme d’affaires britannique rencontré en 2018. Depuis, elle partage sa vie entre Londres et Amsterdam, alternant entre sa famille et des projets de mode choisis avec soin.
Engagements et choix

À partir de 2013, Lara Stone devient ambassadrice de L’Oréal Paris, un rôle qu’elle conserve plusieurs années. Cette collaboration marque une nouvelle étape dans sa carrière : elle passe du statut de mannequin à celui de visage international. Elle participe à de nombreuses campagnes autour de la diversité des corps et de la confiance en soi, contribuant à faire évoluer la représentation féminine dans la publicité.
Une carrière impressionante
En 2010, Lara Stone entre dans le classement Forbes des mannequins les mieux payés au monde, avec des revenus estimés à 3,8 millions de dollars. Elle y reste plusieurs années, aux côtés de Gisele Bündchen et Kate Moss.
En 2016, elle collabore avec la marque Frame pour une collection capsule de denim inspirée de son propre style. Depuis, elle continue de poser pour des maisons de prestige tout en choisissant ses apparitions avec mesure. Elle préfère la rareté à la surexposition — une stratégie qui renforce sa longévité.
Une influence persistante

Lara Stone appartient à cette génération de mannequins qui ont redéfini les codes de la beauté dans les années 2000 et 2010. Aujourd’hui encore, elle continue de défiler ponctuellement et de participer à des campagnes pour Bulgari, Balmain ou Tom Ford Beauty. Elle collabore également avec des photographes contemporains tels qu’Alasdair McLellan ou Inez & Vinoodh. En 2024, elle pose pour la campagne anniversaire de Calvin Klein, un retour symbolique quinze ans après son contrat historique avec la marque.
Une icône
En plus de vingt ans de carrière, Lara Stone a bâti une position rare : celle d’un mannequin qui a su durer sans se répéter. Ses choix, précis et cohérents, l’ont maintenue au cœur de la mode sans dépendre du rythme des tendances. Elle incarne aujourd’hui une forme de constance devenue précieuse dans un univers en perpétuel renouvellement.