La pop star au romantisme noir, Thomas Azier, revient sur le devant de la scène. Et c'est sous son label Hylas Records que le Néerlandais dévoile de façon surprise son nouvel EP Stray, composé de quatre titres plus accessibles que ses opus précédents. Principalement écrit dans des chambres d'hôtels lors de voyages entre Tokyo, Abidjan, Berlin, Paris, Rotterdam et la Normandie, le petit bijou de Thomas Azier distille avec sincérité les songes mélancoliques et nostalgiques d'une âme sensible.

 

Dernier-né d'une discographie éclectique qui ne cesse de s'enrichir, Stray réconcilie le tapage électronique de son premier album Hylas avec les légères ballades pop de son deuxième opus, Rouge. Une symphonie minimale, aussi luxuriante qu'évocatrice, qui propulse Thomas Azier au rang d'artiste accompli. Les sonorités industrielles et la production quasi lo-fi se mêlent aux mélodies composées au piano et à la guitare et produisent quelques envolées lyriques passionnées. White Horses, sans doute le titre le plus réussi de l'œuvre, illustre parfaitement cette alchimie entre deux mondes. L'hymne d'un poète au cœur fendu, tout autant maître d'un genre qui n'appartient qu'à lui.

 

Pourtant, le chanteur à la beauté froide s'éclipse dans son clip Echoes, une vidéo entièrement dirigée par ses soins avec l'aide d'Obi Blanche. Car son visage pâle et son regard morne laissent place à la performance singulière du marionnettiste Rob Kaufmann. Niché dans un espace intemporel et perdu dans un néant à la teinte blanche, le protagoniste donne vie à une marionnette rouge — une représentation fictive de Thomas Azier, un artiste manipulé par ses rêveries et et ses émotions.

 

Le nouvel EP de Thomas Azier, Stray, est désormais disponible.