Je rêvais bien d’excès, de fantasmes indécents, sous mon air retenu, discret et bienséant. Épaulée par le compositeur SebastiAn, Charlotte Gainsbourg livre cette année un album profond et mélancolique sans jamais être plaintif. Si une demi-douzaine de clips, tournés sous sa direction, ont déja illustré les morceaux de son album Rest”, elle se livre encore un peu plus dans I’m a Lie” et aborde, cette fois, son immense timidité. Prisonnière de son propre corps, timorée, elle oscille sur une balançoire ou se présente seule face à l’immensité dans des plans sombres. Ses paroles résonnent et font écho à l’instrumentation lumineuse de son complice SebastiAn. Sur une demande de la chanteuse de 46 ans, il s’est inspiré de musiques de film pour ses compositions : “J’avais en tête, assez précisément, des musiques de films d’horreur ou de films français plutôt populaires des années 70, confie Charlotte Gainsbourg. J’y retrouvais la même ampleur que dans la musique de SebastiAn. Je voulais qu’on fasse quelque chose qui se rapproche du Clan des Siciliens. Je pensais aussi au Mépris.