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“Tenue correcte exigée”, les excès de la mode exposés aux Arts décoratifs

 Un parfum de scandale embaume les Arts décoratifs. Installée du 1er décembre au 23 avril, l’exposition “Tenue correcte exigée” épluche l’ensemble des transgressions stylistiques qui ont éclaboussé la société, du XVe siècle à nos jours.

Texte : Marion Ottaviani

Concours de maillots de bain, piscine Molitor, 1946, Micheline Bernardini en Bikini Louis Réard.
© AFP photo
 
En explorant l’histoire de la mode à travers les boutons dans Déboutonner la mode, puis en revenant sur trois siècles de création avec Fashion Forward, le musée des Arts décoratifs nous a habitués à des concepts détonants. À chaque exposition son approche ludique pour rafraîchir l’exercice et sortir des carcans académiques. Tenue correcte exigée s’incrit elle aussi dans cette lignée puisqu’elle retrace l’histoire des plus grandes transgressions stylistiques du XVe siècle à nos jours : minijupe, pantalon et smoking pour femmes, lingerie comme tenue de soirée… Autant de coups d’éclat sublimes, de Thierry Mugler à Yves Saint Laurent, qui ont modelé nos sociétés modernes et questionné les conventions sociales.
 
Apparemment léger, le sujet se révèle en réalité très dense et interroge le regard que nous portons sur l’autre, avec la notion de genre en tête. Jeanne d’Arc, condamnée en partie à cause de son habit masculin, les garçonnes en pantalon Chanel et les hommes en jupe de Jean Paul Gaultier ; tous ont aidé à redéfinir les lignes de conduite de la féminité et de la masculinité, les mettant sans cesse à l'épreuve. En plus de cette thématique brûlante, la styliste Constance Guisset explore à travers sa fourmillante scénographie les rapports entre le vêtement et la règle, et la dimension provocatrice des excès vestimentaires. Inspirant.
 
Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale, au musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, Paris Ier, www.lesartsdecoratifs.fr
 

Concours de maillots de bain, piscine Molitor, 1946, Micheline Bernardini en Bikini Louis Réard.

© AFP photo

 

En explorant l’histoire de la mode à travers les boutons dans Déboutonner la mode, puis en revenant sur trois siècles de création avec Fashion Forward, le musée des Arts décoratifs nous a habitués à des concepts détonants. À chaque exposition son approche ludique pour rafraîchir l’exercice et sortir des carcans académiques. Tenue correcte exigée s’incrit elle aussi dans cette lignée puisqu’elle retrace l’histoire des plus grandes transgressions stylistiques du XVe siècle à nos jours : minijupe, pantalon et smoking pour femmes, lingerie comme tenue de soirée… Autant de coups d’éclat sublimes, de Thierry Mugler à Yves Saint Laurent, qui ont modelé nos sociétés modernes et questionné les conventions sociales.

 

Apparemment léger, le sujet se révèle en réalité très dense et interroge le regard que nous portons sur l’autre, avec la notion de genre en tête. Jeanne d’Arc, condamnée en partie à cause de son habit masculin, les garçonnes en pantalon Chanel et les hommes en jupe de Jean Paul Gaultier ; tous ont aidé à redéfinir les lignes de conduite de la féminité et de la masculinité, les mettant sans cesse à l'épreuve. En plus de cette thématique brûlante, la styliste Constance Guisset explore à travers sa fourmillante scénographie les rapports entre le vêtement et la règle, et la dimension provocatrice des excès vestimentaires. Inspirant.

 

Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale, au musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, Paris Ier, www.lesartsdecoratifs.fr

 

“Tenue correcte exigée”, les excès de la mode exposés aux Arts décoratifs
“Tenue correcte exigée”, les excès de la mode exposés aux Arts décoratifs
Walter Von Beirendonck, prêt-à-porter automne-hiver 1996-1997.
© Guy Marineau

Walter Von Beirendonck, prêt-à-porter automne-hiver 1996-1997.

© Guy Marineau

Marlon Brando dans Un tramway nommé désir, 1951.
© Bridgeman images

Marlon Brando dans Un tramway nommé désir, 1951.

© Bridgeman images

Dior par John Galliano, Inspiration “sans-abris”, haute couture printemps-été 2000.
© Guy Marineau

Dior par John Galliano, Inspiration “sans-abris”, haute couture printemps-été 2000.

© Guy Marineau

Gabrielle Chanel et Serge Lifar, 1937.
© Jean Moral

Gabrielle Chanel et Serge Lifar, 1937.

© Jean Moral

“Tenue correcte exigée”, les excès de la mode exposés aux Arts décoratifs
La question est posée : portera-t-on la jupe-pantalon en 1911 ? 
Carte postale, collection particulière

La question est posée : portera-t-on la jupe-pantalon en 1911 ?

Carte postale, collection particulière

Le Grand Blond avec une chaussure noire, 1972, Mireille Darc portant une robe signée Guy Laroche appartenant au musée des Arts décoratifs, Paris.
© Bridgeman images

Le Grand Blond avec une chaussure noire, 1972, Mireille Darc portant une robe signée Guy Laroche appartenant au musée des Arts décoratifs, Paris.

© Bridgeman images

“Tenue correcte exigée”, les excès de la mode exposés aux Arts décoratifs
“Tenue correcte exigée”, les excès de la mode exposés aux Arts décoratifs
Cœurs brûlés, 1930.
Deutsche Kinemathek, Marlene Dietrich collection, Berlin, 1930
© Eugene Robert Richee

Cœurs brûlés, 1930.

Deutsche Kinemathek, Marlene Dietrich collection, Berlin, 1930

© Eugene Robert Richee

Yves Saint Laurent, smoking haute couture automne-hiver 1966.
Mannequin Ulla
© photo Gérard Pataa – Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent

Yves Saint Laurent, smoking haute couture automne-hiver 1966.

Mannequin Ulla

© photo Gérard Pataa – Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent

“Tenue correcte exigée”, les excès de la mode exposés aux Arts décoratifs
Le rottweiler Givenchy version 2017
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Le rottweiler Givenchy version 2017

Mode Pour ce début d'année, Riccardo Tisci, directeur artistique de Givenchy, offre une nouvelle interprétation de son motif rottweiler désormais culte. Pour ce début d'année, Riccardo Tisci, directeur artistique de Givenchy, offre une nouvelle interprétation de son motif rottweiler désormais culte.