01 Mars

3 questions à Christelle Kocher, fondatrice et directrice artistique du label Koché

 

À l’occasion de son défilé automne-hiver 2018-2019 présenté ce mardi au Casino de Paris, Numéro a posé trois questions à Christelle Kocher, fondatrice et directrice artistique du label Koché.

Par Léa Zetlaoui

  • Christelle Kocher par Carin Kelly
  • C’est au sein du Casino de Paris et devant un public bien installé dans ses fauteuils rouges que Christelle Kocher a choisi de présenter son septième défilé. Alors que la saison dernière, la créatrice parisienne offrait une surprenante collaboration avec le club de football Paris Saint Germain, elle choisit comme thème pour sa collection automne-hiver 2018-2019 la science-fiction. Rencontre.

Koché autome-hiver 2018-2019

Il apparait deux parties bien distinctes dans votre collection : une sombre au début et une au contraire plus lumineuse à la fin. Comment l’avez-vous construite?

Pour cette collection il y a un vrai travail sur la temporalité et plus particulièrement sur le passé et le futur. La première partie est certes assez dark, mais accompagné d’une certaine poésie comme des broderies de fleurs ou des détails métalliques posés sur les vêtements. La seconde partie est au contraire très optimiste et s'interroge sur toutes les possibilités que nous offrent le futur et les nouvelles technologies comme on le voit dans les films comme Blade Runner. En réusmé je dirai que cette collection offre un message d’optimisme sur la poésie que nous promet le futur.

Vous avez choisi de présenter cette collection d’inspiration futuriste et sci-fi dans un lieu emblématique du Paris des années 30. Par ailleurs, les mannequins défilaient entre les rangs sans utiliser la scène, pourquoi ces choix?

Le Casino de Paris est une des salles de spectacle parisienne les plus anciennes. Construite en 1780, elle a conservé la décoration des années 30 et cette patine m’a tout de suite fait penser à Blade Runner. Cette façon de mélanger le futur et le passé est magnifique et d’une certaine façon c’est ce que l’on retrouve souvent dans Paris. Concernant le parcours des mannequins, je souhaitais qu’ils soient assez proches des spectateurs afin de créer un vrai lien d’intimité.

Pour cette collection, vous avez travaillé en collaboration avec The Woolmark Company spécialisée dans la laine. Comment avez-vous appréhendé cette matière?

La laine est une matière que j'affectionne énormément. Pour cette collection, nous l’avons utilisé sous différents aspects : stretch, en jersey ou tricotée, imprimée, rebrodée, redécoupée ou drapée. Finalement les silhouettes en laine assez casual ou alors plus poétique comme les robes.

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