24 Mai

Album “Sans Titre 4” : une sélection d’œuvres par Julie Boukobza

 

La commissaire d’exposition Julie Boukobza partage avec Numero.com sa sélection d’artistes qui l’ont le plus marquée ces dernières semaines. Découvrez la 4e sélection de cette Française qui compte parmi les curateurs les plus en vue aujourd’hui.

Sélection : Julie Boukobza

#$@&%*!, 2016, argile, punaises, plastique, scotch, 15x23 cm.

Naama Arad - Tel Aviv

 

Née en 1985, Naama Arad est une artiste israélienne dont j'ai découvert le travail lors d'un récent séjour à Tel Aviv. Inspirée des techniques sculpturales africaines où des clous sont martelés sur des représentations de visages, ce travail de Naama Arad remplace les clous par des punaises, plus modernes et plus féminines. L’objet a été inséré dans un sac en plastique scellé alors que l'argile était encore mouillée afin qu'au fil du temps se développe la rouille et la moississure. Même étouffée, la sculpture demeure malgré tout “vivante”.

 

 

 

Than Hussein Clark Troubles of Don Fabrizio (/Bal d'Orient - Telescope Prototype) 2017, cuivre, peinture acrylique, plexiglas, bois, 169 x 76 x 35 cm courtesy of the artist and Crèvecœur, Paris

Than Hussein Clark - Paris

 

Cette récente pièce de l’Anglais Than Hussein Clark (né en 1981) est issue de sa première exposition parisienne, à la galerie Crèvecœur en avril dernier, en forme, notamment, de digression sur l'appartement de Charles de Beistegui, célèbre esthète du début du XXe siècle (l'une des inspirations de l'exposition), et sur sa terrasse conçue en 1936 par Le Corbusier sur les Champs-Élysées. C'est probablement la réalisation la plus "queer" jamais signée par Le Corbusier. Beistegui lui avait demandé de prévoir une cheminée et un télescope sur sa terrasse, deux objets que l’on retrouvait dans l’exposition parisienne.

"Kilowatt Hour" de Yael Riva Efrati.

Yael Riva Efrati - Tel Aviv

 

Autre découverte d'un voyage récent à Tel Aviv, cette œuvre de Yael Riva Efrati. Interrogée sur ses sources d'inspiration pour l'œuvre "Kilowat Hour", l’artiste déclare : “La plupart des cages d'escaliers des immeubles de Tel Aviv possèdent un ‘termion’, une sorte d’automate qui déclenche la lumière au passage de quelqu'un durant un certain laps de temps une minute et demie par exemple, afin d'économiser l'énergie. Et j'ai aussi appris que sur le tournage du Cabinet du docteur Caligari (un film de 1920), la production avait utilisé de la peinture blanche pour donner l'impression de projections de lumière directement sur le sol et les murs, pour ainsi économiser l'usage des spots de lumière.

Danai Anesiadou © Dimitris Parthimos

Danai Anesiadou - Athènes

 

Enfin, cette œuvre de Danai Anesiadou visible à la Documenta 14 à Athènes m’a particulièrement interpellée. Artiste et performeuse d’origine grecque, Danai Anesiadou vit et travaille à Bruxelles.

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