12 Juillet

On a passé 24h avec le chausseur Gianvito Rossi à Rimini

 

C’est au nord de l’Italie que Gianvito Rossi conçoit depuis dix ans les sandales, escarpins et autres cuissardes aperçues aux pieds de Rihanna ou Kendall Jenner. Le créateur nous a invité à passer une journée à ses côtés à l’occasion d’un dîner célébrant son partenariat avec la boutique en ligne MyTheresa. L'occasion d'en savoir un peu plus sur le chausseur.

 

Par Léa Zetlaoui

  • Marchant dans les traces de son père, Sergio Rossi, c’est à Rimini, station balnéaire du nord de l’Italie, que Gianvito Rossi a choisi d’installer son atelier. Et c’est uniquement dans cet atelier que chaque année sont dessinés, étudiés et fabriqués les quelques 100 000 modèles distribués chaque année dans le monde. Après avoir passé une vingtaine d’années dans les ateliers de Sergio Rossi, l'Italien connaît les souliers mieux que personne. Et quand on lui parle de ses créations, Gianvito Rossi n’a qu’un mot à la bouche : la qualité.

     

    “Garder l’héritage du fait main est très important et c’est ce que j’aimerai transmettre à mon fils.” Lors des visites de son usine, on constate la précision avec laquelle chaque modèle est conçu. Au départ simple dessin sur un papier, chaque modèle suit un processus de fabrication quasi artisanale : de la création au modèle 3D en papier, au polissage de la forme en bois qui assure le maintien et confort des chaussures , puis la sélection des cuirs, tissus et fournitures chacun issus d’un choix rigoureux, jusqu’à sa conception où quelques machines sont utilisées et au cours de laquelle l'intervention humaine est essentielle et pour finir sa mise en boîte.

     

     

    “Je pense que ma philosophie plait : quand je fabrique une chaussure il faut qu’elle mette les femmes en valeur, je la pense pour les femmes.”

Dans la plus pure tradition italienne, Gianvito Rossi continue de percevoir le business comme une affaire de famille et aujourd’hui dans l’atelier, on peut facilement croiser son père Sergio Rossi conseillant un artisan ou son fils dans le studio. Aussi loin qu’il s’en rappelle, Gianvito Rossi a grandi au milieu des paires de chaussures : “enfant je vivais quasiment dans l’atelier de mon père Sergio Rossi, c’était mon terrain de jeux et les chaussures étaient comme des jouets pour moi.” C’est donc tout naturellement qu’il rejoint l’entreprise familiale avant de la quitter lors du rachat par Kering pour finalement lancer sa propre maison de création.

 

“Ce ne fut pas difficile de créer la marque. je bénéficiais d’une bonne notoriété, remarque-t-il. Si dans le concept on retrouve des lignes féminines et beaucoup d’audace, il se distingue de Sergio Rossi qui créait une collection spécifique par région du monde en proposant une collection pour tous les pays.

 

 

Chaque évènement mondain est l’occasion d’apercevoir Rihanna en cuissardes noires, Kendall Jenner en escarpins Ellipsis ou Marion Cotillard chaussées des célèbres sandales Portofino.

“Les femmes m’inspirent beaucoup, c’est évident, mais c’est également au cours de mes voyages que je trouve un souffle nouveau. En décembre j’étais au Japon et l’on retrouve certains détails japonais dans ma collection automne-hiver.” l’Italien sait que ces créations tour à tour ultra sexy, audacieuses et intemporelles séduisent les initiés. Quand on lui demande pourquoi ces créations plaisent tant, Gianvito Rossi répond simplement : “je pense que ma philosophie plait : quand je fabrique une chaussure il faut qu’elle mette les femmes en valeur, je la pense pour les femmes.”

 

 

“Enfant je vivais quasiment dans l’atelier de mon père Sergio Rossi, c’était mon terrain de jeux et les chaussures étaient comme des jouets pour moi.” 

 

 

Également soutenu par une ribambelle de stars, chaque tapis rouge et évènement mondain est l’occasion d’apercevoir Rihanna en cuissardes noires, Kendall Jenner en escarpins Ellipsis ou Marion Cotillard chaussées des célèbres sandales Portofino. “Que d’importantes célébrités portent mes créations me rend fier. Nous avons la chance d’avoir des clients très importants. Ça me pousse également à toujours faire mieux”, commente-t-il.

 

Comme son grand-père et on son père avant lui, Gianvito Rossi est parvenu sans difficulté à s’imposer dans l’univers ultra-fermé de la chaussure de luxe. “Je n’arrive pas à croire que cela fasse déjà 10 ans. tout est allé si vite. nous sommes chanceux et nous devons maintenir le rythme,” commente-t-il. Créateur indépendant, il s'associe aujourd'hui avec le site en ligne My Theresa. Une association célébrée lors d’un magnifique dîner dans le Grand Hotel de Rimini, rendu célèbre par Federico Fellini dans le film Amacord.

 

Retrouvez Gianvito Rossi sur le site mytheresa.com

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